Ecrire un roman d'heroic fantasy

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lundi, mai 7 2012

Guides pour vous aider à écrire un roman (en français)

Vous voulez écrire un roman, des nouvelles? Vous ne savez pas comment vous y prendre ?
Voilà le guide qu’il vous faut ! Dans cet ouvrage, le célèbre écrivain Orson Scott Card partage son savoir et son expérience dans ces genres. Vous apprendrez, entre autres: ce que sont (et ne sont pas) la SF et la fantasy, selon quels critères, et si votre récit y appartient; comment construire, peupler et dramatiser un univers crédible et attirant que vos lecteurs auront envie d’explorer; comment utiliser les quatre grands types d’histoire (milieu, idée, personnage et événement) pour structurer un récit à succès…
Les connaissances et les compétences que vous obtiendrez grâce à cet ouvrage vous aideront à guider efficacement le lecteur dans votre imaginaire. Autant de clés utiles aussi bien au romancier qu’au scénariste, à l’auteur de SF qu’à tous les autres genres.

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Les personnages vivants et mémorables ne naissent pas, ils doivent être créés.
Ce livre est une boîte à outils : leviers littéraires, burins, maillets, tenailles et pinces. Servez-vous-en pour extirper, dégager, arracher de bons personnages de votre mémoire, votre imagination et votre âme.
Orson Scott Card explique en détail les techniques de création, de développement et de présentation des personnages, ainsi que l’utilisation des points de vue dans les romans et nouvelles. Avec des exemples précis, il passe en revue les choix narratifs – ceux qui vous permettront de créer des personnages de fiction si « réels » que les lecteurs auront l’impression de les connaître aussi bien que des membres de leur propre famille.

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Quand Stephen King se décide à écrire sur son métier et sur sa vie, un brutal accident de la route met en péril l'un et l'autre. Durant sa convalescence, le romancier découvre les liens toujours plus forts entre l'écriture et la vie. Résultat : ce livre hors norme et génial, tout à la fois essai sur la création littéraire et récit autobiographique. Mais plus encore révélation de cette alchimie qu'est l'inspiration.

Une fois encore Stephen King montre qu'il est bien plus qu'un maître du thriller : un immense écrivain.

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«Si vous n'avez pas lu Terry Brooks, vous n'avez jamais lu de Fantasy.» Christopher Paolini, l'auteur de Eragon.

«Un livre chaleureux et pertinent, mi-autobiographie, mi-manuel d'écriture. Les fans de Fantasy, les apprentis écrivains et même les professionnels en apprendront beaucoup.» Robert Silverberg.

De l'importance de laisser toute sa place au rêve en passant par la création de personnages crédibles auxquels s'attache le lecteur, Terry Brooks fait appel à sa propre expérience pour nous expliquer les mécanismes d'un roman réussi. Au-delà de ces conseils pertinents, ce grand auteur brosse également un autoportrait d'artiste lucide et plein d'humour, qui a dû lui aussi composer avec les difficultés avant de connaître une réussite internationale. 

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Au gré de cet ouvrage original et savoureux, Faly Stachak nous fait partager sa passion des mots et invite chacun, débutants, confirmés ou professionnels à l'un des plus beaux voyages : celui du plaisir trouvé ou retrouvé d'écrire.

Plus de 350 propositions d'écriture créative, la plupart inédites, vous aident à jeter l'encre et à prendre confiance. Étonnantes et insolites, elles ne sont pas figées et seront autant de pistes à explorer, à vivre et à renouveler selon la créativité et la plume de chacun.

Vous aussi partez à la rencontre de votre imaginaire,apprivoisez les mots qui vous habitent, améliorez vos écrits, affirmez votre style, structurez votre pensée et découvrez l'écrivain que vous n'osiez devenir !

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Réalisez un de vos rêves de toujours. Écrivez votre histoire et faites-vous publier.

"Tout pour réussir à faire publier son premier livre" est un recueil de témoignages, d’anecdotes et de conseils d’auteurs publiés. Comment ils ont eu l’idée et la détermination de se faire publier - Comment choisir un thème - Comment, quand et où écrire son histoire - Comment présenter son manuscrit - Comment négocier avec un éditeur - Comment se faire connaître comme auteur - Des exercices pour passer à l’action, maintenant !

Yannick Therrien est entrepreneur, conférencier et professeur à l’Université St-Paul d’Ottawa. Il est concepteur de la série "Tout pour réussir".

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jeudi, novembre 20 2008

Comment Ecrire de la Fantasy et de la Science Fiction d'Orson Scott Card


Ce billet inaugure une nouvelle section du blog : la critique de livres. En effet, de nombreux livres de conseils aux jeunes auteurs existent sur le marché, et il me semble intéressant de vous les présenter. Je vais commencer par Comment écrire de la Fantasy et de la Science Fiction d'Orson Scott Card.


Quatrième de couverture : Vous voulez écrire un roman, des nouvelles ? Vous ne savez pas comment vous y prendre ? Voilà le guide qu’il vous faut ! Surtout lorsqu’on est amateur de science-fiction et de fantasy, on a naturellement des histoires et des mondes plein la tête, que l’on a très envie de raconter. Dans cet ouvrage, le célèbre écrivain Orson Scott Card partage son savoir et son expérience dans ces genres. Vous apprendrez, entre autres: ce que sont (et ne sont pas) la SF et la fantasy, selon quels critères, et si votre récit y appartient; comment construire, peupler et dramatiser un univers crédible et attirant que vos lecteurs auront envie d’explorer; comment utiliser les quatre grands types d’histoire (milieu, idée, personnage et événement) pour structurer un récit à succès; quel est le marché de l’édition et comment se faire publier… Les connaissances et les compétences que vous obtiendrez grâce à cet ouvrage vous aideront à guider efficacement le lecteur dans votre imaginaire. Autant de clés utiles aussi bien au romancier qu’au scénariste, à l’auteur de SF qu’à tous les autres genres.



Critique :
Le titre est particulièrement aguicheur, et le nom de l'auteur ne l'est pas moins. Orson Scott Card est en effet un auteur américain reconnu de fantasy et de science fiction. Ces ouvrages les plus connus dans ces deux domaines sont respectivement Alvin le Faiseur et La Stratégie Ender . Ecrivain prolifique, professeur d'écriture dans différentes universités, animateur d'ateliers d'écriture, Orson Scott Card n'est pas un débutant. Les conseils de l'auteur expérimenté bardé de prix ne pouvant qu'être passionnants, je me suis plongé dans ce livre avec enthousiasme.

Le livre est construit en quatre parties principales. Dans la première, il cherche à définir les termes de Fantasy et Science-Fiction. Je n'y ai personnellement pas trouvé grand intérêt. A lire pour la culture générale, mais Card ne révolutionne rien sur ces sujets.

Ensuite, il va expliciter les outils qui sont à votre disposition pour créer un monde. Présentant aussi bien les pièges à éviter que des exemples concrets que vous pourrez utiliser directement dans vos manuscrits, cette partie vous aidera à démarrer sur de bonnes bases. L'auteur insiste sur l'importance de ne pas se lancer tête baissé dans l'écriture mais de commencer par définir votre monde au maximum. La troisième partie va s'attacher à expliquer comment construire votre manuscrit. Certains points vont sembler franchement évidents, voir simplistes, mais ils ont au moins le mérite d'être écrits et ça ne peut pas faire de mal de se les faire rappeler de temps à autre. L'auteur va rappeler par exemple les différences entre narrateur, personnage principal et personnage de point de vue, mais aussi comment développer un roman du début à la fin.

La troisième partie insiste sur l'importance du style, et d'une écriture soignée. Cette partie aide vraiment à se poser les bonnes questions avant de se lancer dans l'écriture et d'éviter pas mal de pièges.

La dernière partie parle de la vie d'auteur d'Orson Scott Card. Il s'appuie sur son propre exemple pour décrire les difficultés du marché de l'édition, particulièrement pour les récits de fantasy et de science fiction. Conseils de gestion du temps, de négociations avec l'éditeur.... Une partie qui n'a pour moi que peu d'intérêt, excepté pour les anecdotes qui touchent Card lui-même, pour les fans. En effet, ce livre a été publié pour la première fois en 1990. 18 ans plus tard, les analyses de marché sont obsolètes, et si on ajoute que cela ne concerne que le marché américain, les lecteurs francophone en sont pour leurs frais. Heureusement, les éditions Bragelonne ont ajouté pas mal de notes pour faire le parallèle avec le marché de l'édition française, ce qui est tout de même un plus intéressant.

Au final, je dois dire que j'attendais plus de ce livre. Entre les nombreux éléments importants et intéressants, on ressent tout de même que l'auteur a fait pas mal de remplissage. Vu le titre et l'auteur, je suis déçu qu'il ne soit pas impliqué plus dans cet essai. Mais je conseille tout de même ce livre aux auteurs débutants qui veulent se lancer dans l'écriture de l'Imaginaire. Quand aux plus expérimentés, vous pourrez sans doute vous en passer, mais cela pourra toujours vous apporter soit une aide, soit un éclairage différent. Et puis, c'est toujours intéressant de lire les conseils d'un auteur aussi expérimentés.

Si vous souhaitez acheter cet ouvrage, vous pouvez le trouver ici .

mercredi, novembre 19 2008

Ecrire les descriptions d'un roman

Les descriptions sont l’un des piliers du roman. Elles se mêlent aux dialogues et aux scènes d’actions pour donner corps à votre histoire. Sans elles, votre histoire se déroulerait dans un monde blanc, vide, et impersonnel. La complexité technique réside dans la difficulté à créer de réels décors dans l’esprit du lecteur, sans pour autant l’ennuyer avec des pages et des pages de descriptions interminables.

A part si vous souhaitez vous lancer dans un roman axé sur l’écriture descriptive, rappelez vous que la description doit exister pour servir l’histoire et non pour elle-même. Décrire un labyrinthe couloir par couloir et pierre par pierre n’apporte rien. Il vaut mieux se concentrer sur les éléments qui vont créer une atmosphère générale, et sur les lieux précis où il va réellement se passer quelque chose.

De même, il ne s’agit pas de commencer un roman par la description complète du monde dans lequel vos personnages évoluent. Sinon, vous allez décrocher le lecteur au bout de la première page. Tous ces éléments doivent être distillés au fur et à mesure de l’écriture, ce qui permet d’alterner action et descriptions, et de donner au lecteur le plaisir de découvrir peu à peu la richesse de l’univers que vous avez créé.

Lorsque vous vous lancez dans l’écriture d’une description, il faut toujours se rappeler que le lecteur, tout comme vous, a cinq sens : la vue, bien sûr, mais aussi le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe. Et vous pouvez vous appuyer sur chacun de ces sens pour donner un corps à votre décor. En effet, une odeur ou un bruit, par exemple, peuvent vous permettre de créer une ambiance bien plus facilement qu’une description visuelle. Pour décrire l’antre d’un carnassier, par exemple, n’hésitez pas à expliciter l’odeur de bête sauvage qui y flotte, le bruit des os qui se brisent sous le pas de votre héros…

Ces conseils s’appliquent aussi aux descriptions des personnages. Plutôt qu’une longue description de chaque détail physique, préférez une présentation sommaire avec les caractéristiques physiques les plus importantes, puis laissez filer des détails au fur et à mesure de l’avancée du récit. Un conseil qui peut vous aider : faites comme si vous rencontriez votre personnage pour la première fois, et demandez-vous ce qui vous frapperait, ce que vous retiendriez de cette première rencontre. Essayez de ne pas vous étaler sur des points insignifiants qui n’apportent rien au personnage. S’il porte une chemise, il peut être intéressant d’en préciser le tissu et la couleur, mais est ce vraiment utile de connaître la couleur et la forme des boutons ? Le lecteur doit avoir assez de matière pour que le personnage puisse prendre vie dans son esprit, mais il doit aussi y avoir de la place pour l’imagination pour qu’il puisse réellement se l’approprier et s’y attacher.

Et pour conclure, ne négligez pas les descriptions pendant l’étape de relecture de votre roman. Plusieurs semaines après avoir été écrites, elles doivent susciter des images en vous lorsque vous les relisez. Si vous les trouvez plates et sans intérêt, il n’y a pas grande chance que vos futurs lecteurs les apprécient.

Un bon exercice pour vous entrainer est de choisir des décors ou des personnes réels, et de coucher leur description sur le papier. Ca vous forcera à vous rappeler les points qui vous ont marqué au premier coup d'oeil, puis ceux qui vous sont apparus après une observation plus longue. Et en vous relisant, il s'agira de vous demander non pas si ce que vous avez écrit représente détail par détail ce que vous avez vu, mais plutôt si vous avez su retranscrire l'atmosphère des lieux ou l'impression qui se dégage d'une personne.

dimanche, novembre 16 2008

La concordance des temps

Et voilà un sujet qui revient fréquemment dans les nombreuses interrogations des jeunes auteurs. Comment peut-on bien faire pour respecter cette fichue concordance des temps ? Comment puis-je faire pour éviter qu'à chaque fois qu'un de mes bêta lecteur me corrige mon texte il me ressorte : "Tu t'es planté dans la concordance des temps, ton texte ne tient pas debout."
Alors que ça peut avoir l'air compliqué, il suffit simplement d'en connaître les règles et les appliquer avec rigueur pour que cette phrase honnie ne devienne qu'un mauvais souvenir, rangé au fond fin de votre mémoire d'auteur.

Commençons par la définition : La concordance des temps est la correspondance, nécessaire d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la proposition subordonnée.

Pour simplifier, il s'agit de comprendre si l'action décrite dans la proposition subordonnée arrive avant, pendant ou après l'action décrite dans la proposition principale. Prenons un exemple :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrait comme un porc au bout de la table.
La proposition principale (Sidonie qui regarde son chevalier chéri) se passe en même temps que la proposition subordonnée (Sanpeur qui se bâfre). On va donc mettre le même temps. Ici, c'est du passé, on a choisi l'imparfait.
Maintenant imaginons que le banquet vient de se terminer, Sanpeur est plein à craquer, on écrirait donc :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était bâfré comme un porc au bout de la table.
Ici, l'action de la subordonnée s'est passée avant l'action principale. L'action principale étant au passé, on utilise le plus que parfait pour bien expliquer que le chevalier a dévoré tout ce qui passait à portée avant que Sidonie ne se mette à le regarder.
Dernier exemple, si on est au début du banquet :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrerait comme un porc au bout de la table.
Dans ce cas là, on utilise le conditionnel pour bien expliquer que le repas se déroulera après.

Reprenons les mêmes exemples, mais en mettant l'action principale au présent, cette fois, et voyons ce que cela donne :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfre comme un porc au bout de la table.
=> Les deux actions se passent en même temps, on utilise le même temps (simultanéité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était baffré comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé avant l'action principale, on utilise le plus que parfait (antériorité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrera comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé après l'action principale, on utilise le futur (postériorité)

Dans ces exemples, les verbes des subordonnées sont à l'indicatif. Si vous utilisez le subjonctif, les règles suivent exactement le même principe.
Pour que vous puissiez vous y retrouver facilement, vous trouverez ici un tableau qui résume chaque temps à utiliser en fonction des cas : Tableau de concordance des temps.

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