Ecrire un roman d'heroic fantasy

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Tag - heroic fantasy

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samedi, octobre 18 2008

Les verbes de dialogue

Une fois que les règles de typographie du dialogue sont maîtrisées, ils reste à faire en sorte qu'il soit aussi intéressant que possible. Et pour cela, il faut le rendre vivant. En effet, si vous vous contentez de faire parler vos personnages l'un après l'autre en les laissant statiques, sans qu'ils expriment d'émotions, votre dialogue n'aura tout simplement pas grand intérêt. Et pour les faire s'exprimer non seulement avec les mots que vous leur faites dire mais aussi dans leur attitude, vous ne pouvez pas vous contenter d'utiliser le verbe "dire" à tout bout de champ. Et ça tombe bien, parce que vous avez à votre disposition une quantité énorme de verbes permettant de faire passer aussi bien les émotions, que les tons et les actions de vos personnages. Je vous en ai fait une liste aussi complète que possible ci dessous, et je vous enjoins à y piocher autant que possible.

Évidemment, il serait présomptueux de dire que tout les verbes de dialogue sont bien dans la liste, alors si vous avez d'autres qui vous viennent à l'esprit, n'hésitez pas à les proposer dans les commentaires, et je les ajouterais !

A
aboyer accepter acclamer accorder accuser achever acquiescer adhérer adjurer admettre s'adresser affirmer affranchir ajouter alléguer annoter ânonner annoncer apostropher appeler apprendre approuver arguer argumenter arrêter articuler assener assurer avancer avertir aviser avouer

B
babiller badiner bafouiller balbutier balbutier baragouiner bavarder bégayer beugler blaguer bougonner brailler bramer bredouiller

C
cafouiller capituler chantonner certifier chuchoter choisir clamer combattre commenter compatir compléter composer concéder conclure confesser confier confirmer considérer conter contester contredire converser couiner couper cracher crachoter crépiter crier critiquer croire

D
débiter décider déclamer déclarer décrire dédouaner se défendre dégoiser demander démentir dénoncer détailler deviner deviser dialoguer dire discourir discuter disserter distinguer douter

E
éclater de rire égosiller égrener éluder émettre emporter encourager enguirlander énoncer enquérir entamer enflammer entonner entrer en matière énumérer épeler s'esclaffer estimer essayer éternuer s'étouffer étonner s'étrangler exagérer examiner exhorter exiger expliquer exploser exprimer s'excuser exulter

F
faire miroiter faire remarquer faire fanfaronner féliciter flatter finir formuler

G
garantir se gargariser geindre gémir se glorifier glisser gloser glousser gouailler grincer grogner grommeler gronder

H
haleter haranguer hasarder héler hésiter huer hurler

I
imaginer implorer s'incliner indiquer infirmer injurier innocenter s'impatienter insinuer insister insulter s'instruire s'insurger intercéder interdire s'intéresser interroger interrompre intervenir intimer inventorier ironiser

J
jauger juger jurer

L
lâcher lancer lire lister louer

M
marmonner médire menacer mentir mettre en garde minauder minimiser monologuer murmurer se moquer

N
narguer narrer nasiller négocier nier

O
obliger obtempérer observer s'offusquer opiner ordonner

P
palabrer papoter parlementer parler penser permettre pérorer persifler philosopher piaffer plaider plaisanter se plaindre plastronner pleurer pleurnicher pontifier postillonner pouffer poursuivre préciser préférer présenter prier proférer prohiber promettre prophétiser proposer protester psalmodier

Q
quémander questionner

R
rabâcher raconter railler rajouter râler rapporter rappeler rassurer réaliser récapituler réciter réclamer reconnaître rectifier refuser regretter se réjouir remarquer remettre en question renâcler renchérir répéter répliquer répondre reprendre réprimander requérir résister résumer rétorquer révéler revendiquer réviser riposter rire risquer risquer ronchonner rugir

S
saluer scruter seriner siffler signaler sélectionner soliloquer solliciter sommer souffler souligner sourire souscrire soutenir se souvenir suggérer supplier supputer susurrer

T
taquiner tempérer tempêter tenter terminer tonitruer tonner traduire

V
vérifier vilipender vitupérer vociférer vomir

Z
zézayer

jeudi, septembre 25 2008

Miracle, je vais être publié.... Par moi-même

Se publier soi-même, ça s'appelle aussi de l'auto-édition. Le principe en est très simple. Vous corrigez votre manuscrit vous même, vous faites la mise en page, puis vous en lancez l'impression. Ensuite, vous en faites vous même la publicité et vous essayez de vendre un maximum de livres. Dit comme ça, vous devez déjà vous imaginer devant une imprimerie, avec votre manuscrit sous le bras, sans trop savoir comment faire. Pourtant c'est possible et vous trouverez ci dessous un site bien détaillés qui peut vous y aider.
http://www.schemectif.net/Auto-edition/Guide.html
http://www.auto-edition.info/

Pour ma part, je vais détailler un moyen qui me semble bien plus simple et qui a le vent en poupe en ce moment : l'auto-édition sur internet. En effet, plusieurs sites vous proposent de transformer votre manuscrit en un beau livre et de le mettre en vente sur la toile. Une fois corrigé et mis en page, vous leur envoyez votre roman et ils le fabriquent à l'unité, après avoir reçu la commande d'un client. Le prix final du livre peut être séparé en deux parties. La première, c'est son coût, qui est calculé par le site internet. Il comprends la coût de fabrication brut plus la marge de l'éditeur en ligne. La seconde c'est le bénéfice que vous voulez en tirer, que vous pouvez fixer librement et qui vous sera reversé à chaque vente. On pourrait penser que l'éditeur a tout intérêt à vendre un maximum d'exemplaire pour chacun roman, mais leur modèle économique est basé sur un principe différent des maisons d'édition classiques. Plutôt que d'essayer de vendre peu de romans différents en grosse quantité, ils choisissent de vendre une multitudes de livres différents, en petites quantités.

Je m'explique. en partant du principe que chaque auteur va s'acheter au moins un exemplaire de son roman pour lui et réussir à faire acheter à quelques personnes dans son entourage, on peut par exemple miser sur au moins 10 livres vendus pour chaque nouveau roman mis en ligne. Si on met en ligne 1000 romans différents, on se retrouve avec 10 000 exemplaire vendus. Peu importe donc la qualité de ce qu'on met en ligne, l'intérêt c'est d'en brasser le plus possible.

L'intérêt principal pour vous, c'est que n'avez rien à payer d'avance. Au pire, vous n'en vendrez aucun et ça ne vous aura rien couté. Et à chaque livre vendu, vous toucherez vos royalties. L'inconvénient, parce qu'il y en a un, c'est que n'en vendrez sans doute qu'à votre chère grand mère ou, si vous faites beaucoup de pub, à quelques cousins éloignés. Vous en viendrez à polluer tout les forums pour faire de la pub pour votre bouquin, et comme vous ne serez qu'un gars parmi une multitude d'autres, vos chances de succès seront vraiment minimes. Et comme pour l'édition à compte d'auteur, les lecteurs potentiels considèreront la plupart du temps que n'avez pas trouvé d'éditeur classique parce que votre roman est mauvais. Un obstacle qui peut souvent se révéler infranchissable.

Pour conclure, il y a peu de chances que ce type d'édition vous apporte un jour la reconnaissance du public, voir un peu d'argent. Mais pour ceux qui veulent absolument voir leur manuscrit s'incarner dans un vrai livre, c'est assurément une solution simple, pratique et économique.

Vous trouverez ci dessous deux sites proposant l'auto-édition sur internet, qui devraient répondre à vos besoins si vous décidez de vous laner dans l'aventure :
lulu.com
thebookedition.com

mardi, septembre 9 2008

Miracle, je vais être publié ! ... A compte d'éditeur

C'est un miracle ! Voici sans doute ce que vous vous direz si vous parvenez un jour à publier votre roman. Car trouver un éditeur pour un roman quelconque est difficile, mais en trouver un pour un roman d'héroic fantasy relève du parcours du combattant. En effet, la plupart des éditeurs français ne s'embêtent pas à chercher des auteurs français inconnus, ils se contentent de prendre des auteurs anglo saxons qui ont fait leurs preuves et de les traduire. Après avoir envoyé votre manuscrit à tous les éditeurs susceptibles d'être intéressés, vous vous retrouverez donc sans doute avec une belle pile de lettre de refus polis. Si vous commencez à écrire dans l'objectif de devenir riche et célèbre et d'inonder les librairies avec vos futurs romans, je vous conseille de vous choisir une autre voie. Vous pourriez peut-être pousser la chansonnette et passer dans une émission de télé réalité, non ?

Cela dit, pour ceux qui ont réussi à finir leur roman, il ne s'agit pas de se décourager avant même de s'être lancé. Dans ce premier article, nous parlerons de l'édition classique, à compte d'éditeur, et dans les suivants, nous détaillerons l'auto-édition et l'édition à compte d'auteur.

L'édition à compte d'éditeur est la plus confortable pour l'auteur. Le principe est très simple. Une fois que votre manuscrit est jugé suffisamment bon pour être vendable, l'éditeur prend en charge tout les frais, de la correction du manuscrit jusqu'à l'approvisionnement des librairies. Il se paiera sur les futurs bénéfices des ventes de livre. L'investissement est donc très important pour l'éditeur qui va avoir besoin de vendre vos livres pour rentrer dans ses frais, puis faire un bénéfice. Il faut bien comprendre qu'une maison d'édition est une entreprise, qui doit faire des profits. Ce n'est pas une œuvre sociale chargée de publier tout les manuscrits qui lui sont envoyés. S'ils jugent que votre roman n'est pas vendable, ils vont donc le refuser sans remords et passer à autre chose. Il en va de la survie de leur entreprise.

De plus, chaque éditeur va publier un certain style de livre, correspondant à ce qu'on appelle sa ligne éditoriale. Avant d'envoyer votre manuscrit à une maison d'édition, vous devrez donc vérifier quel type de romans elle recherche. Il ne vous servira à rien d'envoyer un roman d'heroic fantasy à un éditeur qui publie des essais philosophiques. Ensuite, vous devrez vérifier précisément comment votre manuscrit devra être présenté puis envoyé. Chaque maison d'édition a son propre standard, qu'il vous faudra suivre scrupuleusement. Parfois on vous demandera d'envoyer un manuscrit papier par courrier postal, et parfois de faire un envoi électronique. La mise en page, la façon de présenter vos propres coordonnées ou le synopsis du roman, tout est clairement défini et doit être respecté si vous voulez mettre toutes les chances de votre coté.

La plupart du temps, si votre roman est accepté, l'éditeur vous proposera de faire des modifications qu'il juge pertinentes. Je vous conseille de ne pas endosser le rôle de l'auteur incompris qui refuse de toucher à son œuvre. En général, les éditeurs connaissent leur métier et ce serait bête de rater l'édition de votre roman pour quelques modifications. Évidemment, si vous croulez sous les propositions de publication, vous pourrez sans doute faire comme vous voulez.

Vous aurez sans aucun doute une pile de lettres de refus, mais cela ne doit pas vous décourager. Il suffit d'une seule réponse positive pour toucher au but. Mais attention, il se peut aussi que votre roman ne soit tout simplement pas digne d'intérêt. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs incompris dont les manuscrits ont été refusés par tout les éditeurs et qui ont fini par vendre des bestsellers en s'y prenant par leurs propres moyens. Je vous conseille de vous remettre en cause plutôt que de chercher à éditer votre roman à tout prix.

Si malgré tout vous voulez publier votre manuscrit, certains éditeurs vous proposent de le faire à vos frais. C'est ce qui s'appelle l'édition à compte d'auteur. Nous développerons ce sujet dans le prochain billet.

Pour vous aider à démarrer dans votre recherche d'éditeurs, voilà quelques sites de maisons d'édition publiant de l'heroic fantasy de jeunes auteurs français, à compte d'éditeur :
Les éditions Bragelonne
Les éditions Mille Saisons

jeudi, septembre 4 2008

Finir son roman

Je ne rencontre que trop de jeunes auteurs qui se retrouvent en plein milieu de l'écriture d'un livre, et qui finissent par abandonner. Et beaucoup qui se demandent comment ils vont bien faire pour le finir, le fameux roman sur lequel ils travaillent depuis des mois.

Il y a plusieurs causes à ce phénomène récurrent. La première est sans aucun doute le manque de temps. Il faut faire ses études, travailler, s'occuper de sa famille, faire du sport, des jeux de rôles... Tout cela finit par empiéter sur le temps consacré à l'écriture. Un auteur qui espère réussir à finir un roman doit pouvoir consacrer du temps à cette activité, quitte à en abandonner une autre. Avant de vous lancer bille en tête dans l'écriture d'un roman, demandez vous si vous êtes réellement prêt à y consacrer le temps nécessaire, sur le long terme. Sinon, il vaut mieux passer votre chemin, ou vous perdrez votre temps.

Ensuite, il y a des auteurs qui se lancent, poussés par l'inspiration. Ils écrivent, ils écrivent, ils écrivent. Mais comme pour tout voyage, quand on part sans savoir où aller ni par où passer pour y arriver, on risque de tourner en rond et ne jamais arriver à destination. Et c'est de cette façon qu'on se retrouve avec une saga d'une dizaine de tomes inachevée sous les bras. Et en plus d'être inachevée, elle est souvent désagréable à lire. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi pour l'auteur qui prend du plaisir à écrire sans regarder derrière lui. Mais si vous avez comme objectif d'écrire une histoire complète et de pouvoir la finaliser, ce n'est pas la bonne façon de procéder.

Avant de vous lancer, je vous conseille donc de faire un plan. Si vous avez suivi mes conseils précédents, vous connaissez déjà la géographie de votre monde, son histoire et ses personnages. Vous devez au moins connaître la fin de l'histoire, et comment vont personnages vont y arriver. Dans votre roman, chaque chapitre doit amener le lecteur vers cette fin, faisant monter peu peu la tension jusqu'au dénouement final. Vous trouverez ce conseil un peu partout, et pourtant, beaucoup d'auteurs se disent que ça ne sert à rien, que ça ne fera que les enfermer dans un carcan. Détrompez vous. Ca vous donnera un objectif, un fil d'Ariane à suivre pour arriver au bout du tunnel. Le plan que vous aurez construit pourra toujours être modifié si vous en éprouvez le besoin, mais restera un chemin solide que vous pourrez suivre jusqu'au point final tant attendu.

Un dernier conseil, ne vous lancez pas dans une aventure qui sera écrite sur plusieurs tomes. Il est déjà bien assez difficile d'écrire, de relire, de corriger et de retravailler un roman d'une taille raisonnable, alors je vous laisse imaginer ce que ça donne avec une encyclopédie... Vous allez vous y perdre, et gaspiller vos forces. Donnez vous un objectif raisonnable. Une fois que le premier roman sera terminé, il sera toujours temps de réfléchir à une éventuelle suite, ou à une autre histoire se passant dans le même monde, si vous le souhaitez.

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