Ecrire un roman d'heroic fantasy

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vendredi, décembre 12 2008

Logiciel d'aide à l'écriture gratuit : Ywriter

Depuis que j'ai mis en ligne mon article sur J'écris un Roman 2, google m'envoie plein de gens qui cherchent un logiciel d'aide à l'écriture qui soit gratuit. Comme vous l'aurez compris si vous avez lu cet ancien billet, je ne comprends guère cet engouement pour ces logiciel d'écriture mais je dois bien me rendre à l'évidence : ça intéresse beaucoup d'entre vous.

Voici donc un logiciel qui devrait répondre au refus de débourser le moindre sou de beaucoup d'entre vous : Ywriter. Il reprend les mêmes thèmes que J'écris un roman 2, en moins bien. Vous pourrez gérer vos chapitre, votre plan, vos personnages, vos différentes scènes. Mais pas de cours sur l'écriture, une traduction de l'anglais au français boiteuse, je n'ai pas trouvé d'option pour exporter le texte sur word et j'en passe....

C'est clairement moins bien, mais c'est gratuit et ça peut être suffisant, en fonction de ce que vous recherchez. L'intérêt, c'est que ça ne vous coutera rien de le télécharger. Si au final ça ne vous plaît pas, vous pourrez toujours l'effacer de votre disque dur.

Pour télécharger la dernière version, vous pouvez vous rendre sur le site du développeur.

dimanche, novembre 16 2008

La concordance des temps

Et voilà un sujet qui revient fréquemment dans les nombreuses interrogations des jeunes auteurs. Comment peut-on bien faire pour respecter cette fichue concordance des temps ? Comment puis-je faire pour éviter qu'à chaque fois qu'un de mes bêta lecteur me corrige mon texte il me ressorte : "Tu t'es planté dans la concordance des temps, ton texte ne tient pas debout."
Alors que ça peut avoir l'air compliqué, il suffit simplement d'en connaître les règles et les appliquer avec rigueur pour que cette phrase honnie ne devienne qu'un mauvais souvenir, rangé au fond fin de votre mémoire d'auteur.

Commençons par la définition : La concordance des temps est la correspondance, nécessaire d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la proposition subordonnée.

Pour simplifier, il s'agit de comprendre si l'action décrite dans la proposition subordonnée arrive avant, pendant ou après l'action décrite dans la proposition principale. Prenons un exemple :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrait comme un porc au bout de la table.
La proposition principale (Sidonie qui regarde son chevalier chéri) se passe en même temps que la proposition subordonnée (Sanpeur qui se bâfre). On va donc mettre le même temps. Ici, c'est du passé, on a choisi l'imparfait.
Maintenant imaginons que le banquet vient de se terminer, Sanpeur est plein à craquer, on écrirait donc :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était bâfré comme un porc au bout de la table.
Ici, l'action de la subordonnée s'est passée avant l'action principale. L'action principale étant au passé, on utilise le plus que parfait pour bien expliquer que le chevalier a dévoré tout ce qui passait à portée avant que Sidonie ne se mette à le regarder.
Dernier exemple, si on est au début du banquet :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrerait comme un porc au bout de la table.
Dans ce cas là, on utilise le conditionnel pour bien expliquer que le repas se déroulera après.

Reprenons les mêmes exemples, mais en mettant l'action principale au présent, cette fois, et voyons ce que cela donne :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfre comme un porc au bout de la table.
=> Les deux actions se passent en même temps, on utilise le même temps (simultanéité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était baffré comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé avant l'action principale, on utilise le plus que parfait (antériorité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrera comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé après l'action principale, on utilise le futur (postériorité)

Dans ces exemples, les verbes des subordonnées sont à l'indicatif. Si vous utilisez le subjonctif, les règles suivent exactement le même principe.
Pour que vous puissiez vous y retrouver facilement, vous trouverez ici un tableau qui résume chaque temps à utiliser en fonction des cas : Tableau de concordance des temps.

samedi, novembre 15 2008

Mise à jour de la section Appel à Texte

J'ai ajouté un AT des éditions Argemmios (Le Changelin) pour le 31/03/09 et un AT des Mots Rêveurs (La quête) pour le 20/07/09.

Et j'ai supprimé les AT suivants :
Les mots rêveurs (la Fantasy dans tous ses états) clôt depuis le 10/10/08
Griffe d'encre (virus), les Editions Oniriques (la Porte), et les Editions de la Plume Rouge (La Fantasy, un sujet d'actualité), clôts le 30/10/08

lundi, octobre 20 2008

Les verbes de dialogue : exemple pratique

Dans l’article précédent, je vous ai donné une longue liste de verbes de dialogues, pour vous permettre d’animer vos écrits et de les rendre aussi vivants que possible. L’objet de ce billet est de vous présenter un exemple concret.

Rappelons donc le fier Chevalier Sanpeur et la tendre princesse Sidonie pour nous faire une démonstration :

Le Chevalier Sanpeur s’était placé au pied du donjon, sous la fenêtre de la chambre de la princesse Sidonie, pour lui faire la cour. Armé de sa harpe magique qui égrenait de jolies notes, il lui dit :
« Ma Mie, entendez ce chant qui vient du fond de mon cœur pour toucher le votre.
- Que c’est beau, dit Sidonie.
- C’est votre beauté qui le magnifie, dit Sanpeur.
- Vous êtes trop bon, chevalier, dit Sidonie. »
Tout à coup, une fenêtre s’ouvrit au deuxième étage, laissant apparaître la tête du Roi Grobalourd, un bonnet de nuit avec un pompon doré à l’or fin sur la tête :
« Mais qu’est ce que se passe ici ? Qu’est ce que vous voulez à ma fille, vous ? dit le Roi.
- Je l’aime, mon Roi. Je voulais justement vous demander sa main ! dit Sanpeur.
- Jamais ma fille n’épousera un roturier ! dit le Roi.
- Mais il m’aime, Père, dit Sidonie.
- Oui, je l’aime, c’est la femme de ma vie, je ne pourrais pas vivre sans elle ! dit Sanpeur.
- L’aimez-vous assez pour vous battre à mort contre mes quatre plus grands chevaliers ? dit le Roi.
- Euh… Non, dit Sanpeur en jetant sa harpe dans les fourrés. Finalement, je ne l’aime pas tant que ça.
- Ne m’abandonnez pas, Chevalier, dit la princesse.
- Je vous remercie de pleurer en silence, ma fille, j’ai envie de dormir tranquille », dit le Roi en refermant sa fenêtre.

Comme vous pourrez le constater, on comprend l’essentiel du déroulement de l’histoire. Cependant, les voix n’ayant aucune intonation, le langage corporel n’entrant pas à ligne de compte, les sentiments des personnages ne sont pas exprimés par le texte. L’intensité dramatique de ce passage ne passe pas du texte au lecteur. Ajoutons à présent quelques verbes de dialogue un peu plus recherchés :

Le Chevalier Sanpeur s’était placé sous la fenêtre de la chambre de la princesse Sidonie pour lui faire la cour. Armé de sa harpe magique qui égrenait de jolies notes, il lui déclama :
« Ma Mie, entendez ce chant qui vient du fond de mon cœur pour toucher le votre.
- Que c’est beau, s’émerveilla Sidonie.
- C’est votre beauté qui le magnifie, renchérit Sanpeur.
- Vous êtes trop bon, chevalier », minauda Sidonie.
Tout à coup, une fenêtre s’ouvrit au deuxième étage, laissant apparaître la tête du Roi Grobalourd, un bonnet de nuit avec un pompon doré à l’or fin sur la tête.
« Mais qu’est ce que se passe ici ? Qu’est ce que vous voulez à ma fille, vous ? cria le Roi.
- Je l’aime, mon Roi. Je voulais justement vous demander sa main ! déclara Sanpeur.
- Jamais ma fille n’épousera un roturier ! tempêta Grobalourd.
- Mais il m’aime, Père, gémit Sidonie.
- Oui, je l’aime, c’est la femme de ma vie, je ne pourrais pas vivre sans elle ! s’enflamma Sanpeur.
- L’aimez-vous assez pour vous battre à mort contre mes quatre plus grands chevaliers ? menaça le Roi.
- Euh… Non, balbutia Sanpeur en jetant sa harpe dans un fourré. Finalement, je ne l’aime pas tant que ça.
- Ne m’abandonnez pas, Chevalier, supplia la princesse.
- Je vous remercie de pleurer en silence, ma fille, j’ai envie de dormir tranquille », conclut le Roi en refermant sa fenêtre.

Comme vous pouvez le constater, avec cette version, il est beaucoup plus facile de s’imaginer l’émotion que ressentent les personnages et les têtes qu’ils font pendant qu’ils parlent. Après, bien entendu, pour perfectionner le texte, il ne faut pas hésiter à rajouter quelques phrases descriptives supplémentaires pour chaque personnage.

Je vous enjoins à présent à reprendre des dialogues que vous avez déjà écrits, et à essayer de voir si vous pouvez les améliorer grâce à la liste des verbes de dialogues. En effet, plus vous les utiliserez, plus ces mots deviendront familiers pour vous, et plus ils viendront naturellement sous votre plume lorsque vous écrirez de nouveaux textes.

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