Ecrire un roman d'heroic fantasy

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Tag - auto édition

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samedi, août 22 2009

Vendre son livre sur internet de Serge Boisse



Vendre son livre sur internet est un ouvrage auto-édité par Serge Boisse, dont l'objectif est d'accompagner les auteurs depuis le choix du type de publication, jusqu'aux outils marketing à mettre en place pour réussir à concrétiser des ventes. L'auteur a une solide expérience du sujet avec quatre livres publiés sur internet, et nous la fait partager tout au long des 170 pages de cet ouvrage.




La première partie (18 pages) est intéressante pour votre culture générale. En effet l'auteur y explique toutes les solutions possibles pour un auteur qui souhaite passer par un éditeur. Du contrat à compte d'éditeur, en passant brièvement par le compte d'auteur, jusqu'aux éditeurs qui impriment à la demande.

Bien plus qu'une simple liste de solution, vous y trouverez une explication claire, complète et chiffrée de l'économie du livre (droits d'auteurs, les difficultés des maisons d'édition à atteindre une rentabilité, la rémunération des auteurs...). Serge Boisse vous présente aussi en détail ce qu'il se passe quand on envoie son manuscrit chez Publibook.com, étape par étape, avec les coûts que ça peut engendrer pour l'auteur.

La 2e partie (10 pages) entre dans le détail de la distribution des livres, depuis l'obtention de l'ISBN jusqu'à l'inscription sur les catalogues qui permettront à votre ouvrage d'être commandé par les librairies. Il y traite aussi du dépot légal à la bibliothèque de France et traite en un paragraphe cours mais très clair de la déclaration aux impôts pour les auteurs auto-édités.
Une partie claire et complète qui répondra sans doute à la plupart de vos questions que vous vous poserez quand vous chercherez à publier votre livre sur un site comme lulu.com ou thebookedition.com

La 3e partie (27 pages) vous explique tout ce que vous devez savoir sur Lulu. Comment sont calculés les prix de fabrication, comment obtenir un ISBN, comment figurer sur des site comme amazon... Pour chaque option, il met clairement en avant les désavantage associés avec des conseils précis. Une fois votre choix fait parmi les offres de lulu, qu'elles soient payantes ou gratuites, vous pourrez vous appuyer sur les pages qui suivent avec la partie purement technique, qui vous guidera pas à pas dans la création de votre livre, de la mise en page jusqu'à la conception de la couverture. Et pour finir, il vous présente un par un les outils proposés par lulu pour vous aider à promouvoir votre livre.
Si vous comptez vous lancer dans la publication sur lulu.com, ce livre vous sera utile. Et si vous hésitez à vous lancer, il vous permettra de vous décider en toute connaissance de cause, l'auteur ayant autant mis en avant les défauts de ce système que ses qualités.

Tout le reste de ce livre (90 pages) est consacré aux meilleurs façons de vendre votre ouvrage. Et c'est là qu'on comprends que si l'écriture d'un roman est longue et difficile, réussir à le vendre l'est tout autant. Serge Boisse vous donne énormément de solutions pour améliorer vos ventes, mais quand on a tout lu, on a franchement l'impression que c'est un travail à temps complet.

Et c'est d'ailleurs un des points qui m'a plu dans ce livre. Pas de méthode miracle, ni de promesses mirobolantes. L'auteur présente des cas concrets, en se basant sur sa propre expérience d'auteur auto-édité, sans essayer d'amoindrir les difficultés.

Ce qui m'a moins plu :
- La dévalorisation de l'édition à compte d'éditeur (avec la rengaine "si vous êtes inconnu et ne connaissez personne dans le milieu, vous ne serez jamais édité"). Cette vision est fausse, notamment grâce à de petites maisons d'édition qui prennent des risques pour publier des premiers romans. Cette possibilité aurait mérité d'être plus développée ou au moins plus nuancée, bien que ce ne soit pas le thème du livre.
- la partie marketing est énorme par rapport au reste. D'un autre coté, c'est intéressant d'avoir tous ces moyens de promotion sous la main. Mais vraiment, ça casse le mythe de l'auteur qui passe son temps à écrire ses bouquins. Si vous appliquez tout ça, vous n'aurez plus le temps d'écrire...
- Le prix : 9 euros pour le pdf, ça me paraît un peu cher. Mais d'un autre coté, il y a un travail conséquent derrière qui le justifie et vous gagnerez beaucoup de temps grâce à ce bouquin. Si vous le voulez en format papier, vous devrez payer 16,50€ sur Thebookedition.com et 18,75€ sur Lulu.com.
- La couverture avec les dollars et le slogan "Votre livre vaut de l'or". Ça fait un peu racoleur, et ne rend pas justice au sérieux du bouquin... Les ravages du marketing :)

En conclusion :
Vous ne trouverez pas dans ce livre de méthode miracle pour vendre votre roman à des milliers d'exemplaires (pour ceux qui en douteraient encore, je vous confirme que ça n'existe pas, ceux qui prétendent le contraire vous mentent honteusement) mais une foule de renseignements concrets et chiffrés, utiles à tout auteur débutant. Essentiel si vous souhaitez vous lancer sur lulu.com, il vous sera aussi très utile si vous choisissez des modes de publication équivalents. Et si vous voulez simplement récolter un maximum de renseignements pour choisir comment vous allez publier votre roman, vous en trouverez une bonne partie dans ce livre.

Si vous souhaitez l'acheter au prix le plus bas, sous forme d'ebook, vous le trouverez ici.

dimanche, décembre 7 2008

Interview de Laurent B., auteur de Contes et Légendes Perdues, publié sur Thebookedition.com

Aujourd'hui, nous inaugurons une nouvelle section du blog : les interviews ! Et c'est Laurent B., le jeune auteur de Contes et Légendes Perdues, qui va être le premier à répondre à mes questions. Il a choisi un mode d'édition qui se développe énormément sur internet : la publication sur un site qui fabrique les livres à la demande.

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Imagineria : Pour commencer, toutes mes félicitations pour avoir fini votre roman et décidé de le publier. Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage en quelques lignes ? 

Laurent B. : L'histoire d'un barde qui, sur les routes, tente de donner un peu de joie et de bonheur à qui veut bien l'entendre. Son voyage entrepris, il rencontre quelques difficultés.
Une guilde de voleurs veut sa mort. Pourquoi, il ne le sait pas.
S'ensuit alors une course impitoyable à travers des paysages fabuleux allant de la forêt à la montagne et passant par un désert insoutenable.
L'histoire en deux parties, démarre dans la 1ere par le début de son voyage. Appelé par un roi voulant distraire ses invités, le barde entreprend un voyage vers son destin, dans lequel il fera des rencontres amicales et inamicales.
Des personnages aussi bien heureux que tristes, des voleurs à ses trousses, des légendes qui vous font rêver, voilà une partie du cocktail que je vous propose dans ce 1er livre (à consommer sans modération)


Imagineria : Auriez-vous quelques conseils à donner aux jeunes auteurs qui lisent ce blog ?

Laurent B. : Je ne sais pas trop sinon de leur dire de ne pas se décourager. Il faut persévérer dans ce milieu car se faire une place n’est pas chose facile. Je suis moi-même jeune auteur et essaye de me faire de la pub comme je le peux.


Imagineria : Combien de temps avez-vous mis pour écrire votre manuscrit. Et combien pour le corriger ?

Laurent B. : Difficile à dire avec les cours que j’avais. Je dirais entre 5 et 7 mois pour l’écrire complètement. La correction a été plus rapide, deux personnes s’en sont chargées et l’affaire s’est réglée en un mois, voir trois semaines.

Imagineria : Avez-vous construit un plan avant de vous lancer dans l'écriture du roman ?

Laurent B. : Oui, j’ai tout d’abord commencé par les chapitres. Comme mon barde voyage pour aller à une destination, je me suis demandé par où il passerait et qui il rencontrerait, de cela j’en ai tiré les titres de mes histoires afin d’être en rapport avec le chapitre. J’ai aussi écrit une bonne partie des histoires présentes avant de commencer à mettre en place les décors et les endroits où le barde se retrouverait.


Imagineria : Avez-vous fait des fiches de personnages

Laurent B. : Je n’ai fait aucune fiche car peu de personnages principaux se trouvent dans mon roman.


Imagineria : Combien de temps consacrez-vous à l'écriture par jour ou par semaine ? 

Laurent B. : Vu que j’ai pas trop le temps, je dirais une à deux fois par semaine pour garder un certain « doigté ». Sinon c’est tout les jours.


Imagineria : L'inspiration vous vient-elle facilement ? Avez-vous connu le syndrome de la page blanche ? Quels sont vos trucs pour l'éviter ? 

Laurent B. : J’ai rarement eu de problème avec ce syndrome (rire), la fantasy est un style que je lis depuis que je suis haut comme trois pommes, ça me permet de continuer à rêver même en plein jour, d’imaginer toutes sortes de scènes tirées d’un livre que je lis. Les films aussi m’ont aidé à m’insérer dans l’imaginaire car l’on peut voir les paysages.


Imagineria : Vous avez choisi de mettre votre roman sur Thebookedition.com. Je souhaiterais savoir pourquoi vous avez choisi ce type de publication. 

Laurent B. : La publication sur ce site se fait à compte d’éditeur(1), ça m’a permis de ne rien débourser pour pouvoir imprimer mon livre. J’ai avant tout voulu faire ce livre car ce fut un défi pour moi. J'ai beaucoup de débuts d’histoires à mon actif, mais ce roman est le seul que j’ai terminé. De plus, ce site vous permet de publier votre livre 3-4 jours après validation, ce qui n’est pas le cas des maisons d’édition, votre livre a aussi beaucoup plus de chance de voir le jour sur ce site qu'avec une maison d’édition (sans vouloir blesser personne). L’inconvénient, votre livre n’est pas en librairie, donc il est plus difficile de le vendre, surtout auprès d’un jeune public.


Imagineria : Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne ce site, et quelles sont les différences entre Thebookedition.com, l'édition à compte d'éditeur et l'édition à compte d'auteur

Laurent B. : Après inscription, il vous suffit de créer votre livre et le tour est joué. A compte d’éditeur tu ne payes pas, à compte d’auteur, tu payes, on ne peut faire plus simple comme différence. Le site propose un compte éditeur(1) ce qui est plus avantageux.


Imagineria : Et pourquoi Thebookedition.com et pas Lulu.com ou un autre site du même type ? 

Laurent B. : Je connais Lulu.com et Thebookedition.com, mais le deuxième m’a attiré car il est français, donc plus facile de communiquer avec les administrateurs alors que Lulu.com est américain, mais les services sont les mêmes.


Imagineria : En choisissant ce mode de publication, vous ne bénéficiez pas des services d'un éditeur classique. Est ce que vous confirmez que c'est à l'auteur de faire la correction, la mise en page, l'illustration de la couverture ? 

Laurent B. : La correction est à votre charge oui, la mise en page est partiellement faite car vous avez déjà des formats de livres prédéfinis. L’illustration est à votre charge aussi mais vous pouvez la faire faire par d’autres (la mienne a été faite par ma chérie).


Imagineria : Comment vous y êtes-vous pris pour faire tout ça ? Avez-vous eu de l'aide pour les corrections, par exemple ?

Laurent B. : Oui pour les corrections, deux personnes m’ont aidé, un travail de titan (rire) et je les ai remerciées pour cela.


Imagineria : Comment faites-vous pour faire connaître votre roman et le vendre ? 

Laurent B. : Y’a pas de secret, la pub sur les forums, les amis, la famille. Après, c’est au bouche à oreilles de faire son office.


Imagineria : Je suppose que vous vous êtes fait livrer au moins un exemplaire de votre roman. Êtes-vous content du résultat ? Le livre est-il de bonne qualité ?

Laurent B. : Je ne me suis pas fait livrer un exemplaire car ma chérie va s’en procurer un. Mais j’ai déjà eu des retours par des personnes qui l’ont eu et qui ne s’en plaignent pas.


Imagineria : Votre livre est-il aussi en librairie ? Sur des sites internets comme la fnac ou amazone ?

Laurent B. : Pour l’instant non, j’attends toujours le numéro ISBN, j’ai fait la demande et attends toujours, ce qui fait que seul les amis ou la famille peuvent acheter mon livre.


Imagineria : Combien d'exemplaires en avez-vous vendus jusqu'à maintenant ? Combien espérez-vous réussir à en vendre ? 

Laurent B. : Franchement, j’en ai vendu deux (rire), et j’espère en vendre 100 d’ici fin février mais ce n’est pas gagné.

Imagineria : Conseillez-vous aux jeunes auteurs qui fréquentent ce blog d'envoyer leur manuscrit à Thebookedition.com

Laurent B. : Seulement si l’envoi aux maisons d’éditions leur paraît trop long. Attendre 3 mois pour savoir si notre manuscrit va être accepté n’est pas forcément facile à vivre. Après, faut aussi se mettre d’accord sur le manuscrit avec la maison car il demande souvent de réécrire le manuscrit en rajoutant telles choses, en enlevant telles choses, en virant tel personnage etc. Je pense que la maison doit donner son avis mais ne pas faire de gros changements sur le texte, après, ce n’est plus celui de l’auteur.


Imagineria : Et pour finir, tournons-nous vers l'avenir. Travaillez-vous sur un second roman ? Si oui, est-ce que le publierez aussi sur Thebookedition.com ?

Laurent B. : Je coécris actuellement un livre sur un autre thème, celui du vampire et du loup-garou. Bien sûr un deuxième tome est prévu pour les aventures épiques de mon barde, donc du boulot encore du boulot (rire).

Imagineria : Merci pour toutes ces réponses.

Laurent B. : Ce fut un plaisir.

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(1) Nota : Ce type d'édition n'est pas du compte d'éditeur . En effet, dans une édition à compte d'éditeur, la maison d'édition s'occupe absolument de tout, de la correction du manuscrit jusqu'à la promotion du roman terminé. L'auteur est réellement accompagné durant tout le processus et touche des droits d'auteurs. Ce type de site se rapproche plus de l'auto-édition, avec l'avantage de payer uniquement l'impression des livres commandés, contrairement au compte d'auteur où vous devrez payer l'impression de plusieurs centaines d'exemplaires que vous devrez vendre ensuite. De plus, l'argent que vous gagnez n'est pas assimilé à des droits d'auteurs, mais à des bénéfices, et n'est donc pas soumis aux même règles fiscales.

Pour aller plus loin :

* Les billets de ce blog parlant de :

       - L'édition à compte d'éditeur

       - L'édition à compte d'auteur

       - L'édition sur des sites internet

* Le Livre de Laurent B. : Contes et Légendes Perdues


jeudi, septembre 25 2008

Miracle, je vais être publié.... Par moi-même

Se publier soi-même, ça s'appelle aussi de l'auto-édition. Le principe en est très simple. Vous corrigez votre manuscrit vous même, vous faites la mise en page, puis vous en lancez l'impression. Ensuite, vous en faites vous même la publicité et vous essayez de vendre un maximum de livres. Dit comme ça, vous devez déjà vous imaginer devant une imprimerie, avec votre manuscrit sous le bras, sans trop savoir comment faire. Pourtant c'est possible et vous trouverez ci dessous un site bien détaillés qui peut vous y aider.
http://www.schemectif.net/Auto-edition/Guide.html
http://www.auto-edition.info/

Pour ma part, je vais détailler un moyen qui me semble bien plus simple et qui a le vent en poupe en ce moment : l'auto-édition sur internet. En effet, plusieurs sites vous proposent de transformer votre manuscrit en un beau livre et de le mettre en vente sur la toile. Une fois corrigé et mis en page, vous leur envoyez votre roman et ils le fabriquent à l'unité, après avoir reçu la commande d'un client. Le prix final du livre peut être séparé en deux parties. La première, c'est son coût, qui est calculé par le site internet. Il comprends la coût de fabrication brut plus la marge de l'éditeur en ligne. La seconde c'est le bénéfice que vous voulez en tirer, que vous pouvez fixer librement et qui vous sera reversé à chaque vente. On pourrait penser que l'éditeur a tout intérêt à vendre un maximum d'exemplaire pour chacun roman, mais leur modèle économique est basé sur un principe différent des maisons d'édition classiques. Plutôt que d'essayer de vendre peu de romans différents en grosse quantité, ils choisissent de vendre une multitudes de livres différents, en petites quantités.

Je m'explique. en partant du principe que chaque auteur va s'acheter au moins un exemplaire de son roman pour lui et réussir à faire acheter à quelques personnes dans son entourage, on peut par exemple miser sur au moins 10 livres vendus pour chaque nouveau roman mis en ligne. Si on met en ligne 1000 romans différents, on se retrouve avec 10 000 exemplaire vendus. Peu importe donc la qualité de ce qu'on met en ligne, l'intérêt c'est d'en brasser le plus possible.

L'intérêt principal pour vous, c'est que n'avez rien à payer d'avance. Au pire, vous n'en vendrez aucun et ça ne vous aura rien couté. Et à chaque livre vendu, vous toucherez vos royalties. L'inconvénient, parce qu'il y en a un, c'est que n'en vendrez sans doute qu'à votre chère grand mère ou, si vous faites beaucoup de pub, à quelques cousins éloignés. Vous en viendrez à polluer tout les forums pour faire de la pub pour votre bouquin, et comme vous ne serez qu'un gars parmi une multitude d'autres, vos chances de succès seront vraiment minimes. Et comme pour l'édition à compte d'auteur, les lecteurs potentiels considèreront la plupart du temps que n'avez pas trouvé d'éditeur classique parce que votre roman est mauvais. Un obstacle qui peut souvent se révéler infranchissable.

Pour conclure, il y a peu de chances que ce type d'édition vous apporte un jour la reconnaissance du public, voir un peu d'argent. Mais pour ceux qui veulent absolument voir leur manuscrit s'incarner dans un vrai livre, c'est assurément une solution simple, pratique et économique.

Vous trouverez ci dessous deux sites proposant l'auto-édition sur internet, qui devraient répondre à vos besoins si vous décidez de vous laner dans l'aventure :
lulu.com
thebookedition.com

mardi, septembre 9 2008

Miracle, je vais être publié ! ... A compte d'éditeur

C'est un miracle ! Voici sans doute ce que vous vous direz si vous parvenez un jour à publier votre roman. Car trouver un éditeur pour un roman quelconque est difficile, mais en trouver un pour un roman d'héroic fantasy relève du parcours du combattant. En effet, la plupart des éditeurs français ne s'embêtent pas à chercher des auteurs français inconnus, ils se contentent de prendre des auteurs anglo saxons qui ont fait leurs preuves et de les traduire. Après avoir envoyé votre manuscrit à tous les éditeurs susceptibles d'être intéressés, vous vous retrouverez donc sans doute avec une belle pile de lettre de refus polis. Si vous commencez à écrire dans l'objectif de devenir riche et célèbre et d'inonder les librairies avec vos futurs romans, je vous conseille de vous choisir une autre voie. Vous pourriez peut-être pousser la chansonnette et passer dans une émission de télé réalité, non ?

Cela dit, pour ceux qui ont réussi à finir leur roman, il ne s'agit pas de se décourager avant même de s'être lancé. Dans ce premier article, nous parlerons de l'édition classique, à compte d'éditeur, et dans les suivants, nous détaillerons l'auto-édition et l'édition à compte d'auteur.

L'édition à compte d'éditeur est la plus confortable pour l'auteur. Le principe est très simple. Une fois que votre manuscrit est jugé suffisamment bon pour être vendable, l'éditeur prend en charge tout les frais, de la correction du manuscrit jusqu'à l'approvisionnement des librairies. Il se paiera sur les futurs bénéfices des ventes de livre. L'investissement est donc très important pour l'éditeur qui va avoir besoin de vendre vos livres pour rentrer dans ses frais, puis faire un bénéfice. Il faut bien comprendre qu'une maison d'édition est une entreprise, qui doit faire des profits. Ce n'est pas une œuvre sociale chargée de publier tout les manuscrits qui lui sont envoyés. S'ils jugent que votre roman n'est pas vendable, ils vont donc le refuser sans remords et passer à autre chose. Il en va de la survie de leur entreprise.

De plus, chaque éditeur va publier un certain style de livre, correspondant à ce qu'on appelle sa ligne éditoriale. Avant d'envoyer votre manuscrit à une maison d'édition, vous devrez donc vérifier quel type de romans elle recherche. Il ne vous servira à rien d'envoyer un roman d'heroic fantasy à un éditeur qui publie des essais philosophiques. Ensuite, vous devrez vérifier précisément comment votre manuscrit devra être présenté puis envoyé. Chaque maison d'édition a son propre standard, qu'il vous faudra suivre scrupuleusement. Parfois on vous demandera d'envoyer un manuscrit papier par courrier postal, et parfois de faire un envoi électronique. La mise en page, la façon de présenter vos propres coordonnées ou le synopsis du roman, tout est clairement défini et doit être respecté si vous voulez mettre toutes les chances de votre coté.

La plupart du temps, si votre roman est accepté, l'éditeur vous proposera de faire des modifications qu'il juge pertinentes. Je vous conseille de ne pas endosser le rôle de l'auteur incompris qui refuse de toucher à son œuvre. En général, les éditeurs connaissent leur métier et ce serait bête de rater l'édition de votre roman pour quelques modifications. Évidemment, si vous croulez sous les propositions de publication, vous pourrez sans doute faire comme vous voulez.

Vous aurez sans aucun doute une pile de lettres de refus, mais cela ne doit pas vous décourager. Il suffit d'une seule réponse positive pour toucher au but. Mais attention, il se peut aussi que votre roman ne soit tout simplement pas digne d'intérêt. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs incompris dont les manuscrits ont été refusés par tout les éditeurs et qui ont fini par vendre des bestsellers en s'y prenant par leurs propres moyens. Je vous conseille de vous remettre en cause plutôt que de chercher à éditer votre roman à tout prix.

Si malgré tout vous voulez publier votre manuscrit, certains éditeurs vous proposent de le faire à vos frais. C'est ce qui s'appelle l'édition à compte d'auteur. Nous développerons ce sujet dans le prochain billet.

Pour vous aider à démarrer dans votre recherche d'éditeurs, voilà quelques sites de maisons d'édition publiant de l'heroic fantasy de jeunes auteurs français, à compte d'éditeur :
Les éditions Bragelonne
Les éditions Mille Saisons