Ecrire un roman d'heroic fantasy

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samedi, janvier 10 2009

Les Netscripteurs Editions : édition à compte d'éditeur pour jeunes auteurs

Aujourd'hui, nous allons découvrir Les Netscripteurs Editions, une jeune maison d'édition qui a décidé de prendre le risque de miser sur de jeunes auteurs. Nous avons déjà eu la chance de pouvoir interviewer Sofee L. Grey, premier auteur à avoir été publié par cette maison d'édition. Cette fois, c'est Isabelle Marin, Directrice des Netscripteurs Editions, qui a accepté de répondre à nos questions.


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Imagineria : Bonjour, votre site représente une lueur d'espoir pour énormément de jeunes auteurs qui n'arrivent pas à faire publier leur roman par les maisons d'édition classiques. Pouvez-vous nous présenter Les Netscripteurs Editions en quelques mots ?
Isabelle Marin : Les Netscripteurs, c’est une petite maison d’édition indépendante que j’ai créée en 2006, mais dont l’activité d’édition proprement dite a débuté en 2007 (professionnalisation, premiers contrats, travail avec les auteurs…).
Son objectif est de combler un certain désintérêt des maisons d’édition traditionnelles envers un public d’adolescents et de jeunes adultes, pourtant « gros lecteurs » dans les domaines littéraires qui les passionnent, et qui bien souvent écrivent eux-mêmes sans espoir d’être publiés. Ils sont en effet l’objet d’un certain ostracisme visant à disqualifier d’emblée leurs productions, sous prétexte qu’elles nécessitent un fort investissement éditorial pour des retombées commerciales moins évidentes que celles d’un auteur déjà consacré en France ou à l’étranger.

Imagineria : Pouvez-vous nous confirmer que vous faites bien de l'édition à compte d'éditeur, et que les auteurs n'ont pas de frais à payer, que ce soit pour les corrections de manuscrits, les éventuelles maquettes, etc. ?
Je confirme que Les Netscripteurs publient à compte d’éditeur les jeunes dont les manuscrits sont sélectionnés et qui s’engagent dans le processus de révision collaboratif auteur/éditeur en vue de la publication de leur texte. Parce que je suis persuadée que, non seulement ils ont du talent, mais aussi qu’ils sont capables d’aller plus loin, de travailler sérieusement leur texte comme tout écrivain peut être amené à le faire avec son éditeur. Je m’engage totalement à leur côté pour valoriser leur travail, le mettre à la portée des lecteurs, mais j’attends également un fort investissement personnel de leur part : le livre ne se fera pas sans eux… et je souhaite que les lecteurs des Netscripteurs fassent confiance à l’éditeur pour leur procurer des textes de qualité.
Tous les frais de publication sont pris en charge par Les Netscripteurs qui proposent un contrat d’éditeur (multi-supports) assez classique avec rémunération de l’auteur en droits d’auteur (pourcentage sur les ventes, variable selon le support d’exploitation, avec augmentation progressive du taux en fonction du succès de l’ouvrage) à un taux de base similaire à un auteur jeunesse publié par une grande maison (ce qui, ne rêvons pas, n’est pas extraordinaire !). Le versement, en deux étapes, d’un à-valoir sur les ventes jalonne le travail de révision.
Au pire, si le livre se vend mal, l’auteur, non seulement ne paie rien, mais conserve son à-valoir, tandis que l’éditeur perd son investissement en temps et en argent, d’où une sélection attentive des textes et un travail éditorial parfois important.

Imagineria : Se lancer dans un tel projet doit représenter un vrai défi. Quelle expérience de l'édition aviez-vous avant de vous lancer dans ce projet ambitieux ?
Isabelle Marin : Mon projet est effectivement un défi : aller à l’encontre des idées reçues – selon lesquelles les jeunes ne lisent plus, ne savent plus écrire, ne sont pas sérieux dans leur travail… – demande un véritable engagement de ma part, en termes de travail, de disponibilité, ou de force de conviction, mais aussi financièrement, en termes d’investissements et de travail non rémunéré.
Il comporte un risque certain (ce n’est pas sans raison que la plupart des maisons d’édition privilégient les auteurs déjà reconnus) ; néanmoins, la France bénéficie encore (notamment grâce à la loi Lang) d’une assez grande « bibliodiversité », et une myriade de petits éditeurs peuvent vivre en s’adressant à des publics plus étroits, délaissés par les grandes maisons. Le maintien d’un réseau de vente lui-même diversifié facilite l’accès à cette variété. C’est cette opportunité qui m’a décidée à mettre en œuvre mon projet.
Il s’agit d’un défi que l’on peut partager et réussir à plusieurs :
- défi pour l’éditeur, qui doit prendre des risques et s’investir dans une masse de travail très importante (corriger de jeunes auteurs est assez lourd, mais convaincre les libraires également), car, dans une petite structure, le processus éditorial, complexe et spécialisé, nécessite d’être à la fois chef d’orchestre et musicien…) ;
- défi pour le libraire qui, s’il prend moins de risques que l’éditeur, doit néanmoins sortir d’une logique purement commerciale en mettant en valeur une production un peu en marge ;
- défi pour le lecteur, in fine seul garant du succès (ou non) du projet, et donc de la possibilité de le pérenniser (ou non), par la reconnaissance que lui-même accordera aux auteurs des Netscripteurs en achetant leurs livres.
Pour oser une pareille aventure, peut-être fallait-il la petite dose d’enthousiasme et d’engagement de ceux qui ont au départ un point de vue extérieur, celui qui permet de détecter la faille, un espace ouvert, dans un milieu où l’on peut rapidement être désabusé.
À l’origine de ce projet : mon double constat d’un monde d’adultes où il devient de plus en plus difficile pour un jeune de faire sa place (que ce soit en matière d’emploi – où les jeunes, pourtant plus diplômés qu’auparavant, peinent à obtenir un contrat « de droit commun » –, de logement, voire de considération tout court…) et, d’un autre côté, de jeunes qui chaque jour se battent pour y arriver (j’ai longtemps travaillé en mission locale pour l’insertion des jeunes et dans un cabinet d’évaluation de politiques jeunesse : emploi, formation, prévention…), et aussi de jeunes qui écrivent (sur Internet ou d’une manière plus classique), mais sans vraie reconnaissance. J’ai ainsi repéré que très peu de maisons d’édition faisaient une place aux jeunes auteurs encore inconnus, et qu’aucune ne s’y consacrait pleinement, tandis que sur Internet fleurissent des « offres » à compte d’auteur, coûteuses pour les auteurs et satisfaisantes principalement sur le plan narcissique (quoique… car le résultat est souvent décevant, et surtout non mis en valeur par un éditeur dont le travail constitue en quelque sorte une « garantie » pour le lecteur).
J’ai donc mûri et travaillé mon projet avant d’entrer de plain-pied dans le monde de l’édition. J’ai dû affronter des défis personnels, et ces deux années de mise en place ont en outre été consacrées à ma professionnalisation dans ce secteur : licence professionnelle Métier du livre option Édition, stage, nombreuses formations avec l’Asfored, prestations de service (qui me permettent de financer les investissements…), sans compter que la mise en œuvre du projet en elle-même est très formative. La première publication des Netscripteurs a été l’occasion de mettre en place beaucoup des choses (méthode de travail avec l’auteur, maquettes, collaborations diverses, distribution…) qui serviront de socle aux publications suivantes.

Imagineria : Est-ce que vous pouvez détailler un peu plus la ligne éditoriale des Netscripteurs ? Recherchez-vous des thèmes précis ou êtes-vous ouverts à tous les styles de littérature ?
Isabelle Marin : La ligne éditoriale des Netscripteurs est avant tout axée sur « ce que lisent et écrivent les jeunes ». A priori, tous les thèmes et genres littéraires peuvent donc être concernés. Néanmoins, nous privilégierons dans un premier temps les romans, récits et documents, parfois les nouvelles. Nous n’envisageons pas de publier de poésies sous forme de livres, mais certaines pourront être présentées sur le site Internet des Netscripteurs.
Ainsi que le suggère Prophets, Les Enfants de la Cité maudite, de SoFee L. Grey, nous commençons avec de la fantasy, car beaucoup de jeunes sont attirés par ce genre de littérature, que ce soit au niveau de la lecture ou de l’écriture. Parmi les projets en cours : un roman de fantasy plus « classique » où nous évoluerons parmi des elfes, des nouvelles fantastiques d’une tonalité bien plus noire, et bien sûr le tome II de Prophets, où sur la trace des Six, nous partirons à la découverte des plaines de Wenisland et de la puissante cité de Tiad (sans doute ne serons-nous pas les seuls à les pister…).

Imagineria : Les livres que vous souhaitez publier doivent-ils s'adresser plutôt aux enfants, aux adultes, aux deux ?
Isabelle Marin : Nous nous adressons à un lectorat qui recouvre ces deux publics, mais plus précisément aux adolescents et aux jeunes adultes (on pourrait « baliser » 12-35 ans, ce qui assez vaste…).
Nous ne ferons pas de livres « pour enfants » avec style et intrigue adaptés à ce public spécifique.
Cela dit, chaque livre est particulier, d’un abord qui semblera facile à certains, difficile à d’autres. Chaque lecteur a ses capacités et ses goûts propres, indépendamment de son âge, aussi est-il difficile de trop catégoriser : nous n’apprécions pas tous la même chose dans un même livre…

Imagineria : Acceptez-vous les romans en plusieurs tomes ? Si oui, faut-il qu'ils soient déjà tous écrits avant de vous envoyer les manuscrits ?
Isabelle Marin : Nous acceptons en effet les romans en plusieurs tomes, notamment en fantasy, car ils permettent de développer une histoire complexe dans un univers qui sollicite particulièrement l’imagination du lecteur. Prophets, Les Enfants de la Cité maudite, de SoFee L. Grey, en est d’ailleurs un exemple.
Nous préférons que l’écriture générale soit terminée car cela permet à l’auteur de régler lui-même au fur et à mesure les problèmes de cohérence, de suspense ou autre, qui peuvent se poser en cours d’écriture et qui nécessitent de reprendre des passages du début. Et cela nous permet, bien sûr, un jugement plus éclairé sur le manuscrit soumis.
Néanmoins, si l’écriture de la série entière n’est pas terminée, il faut dans ce cas qu’elle soit bien avancée et que l’auteur ait une idée précise de la fin de l’histoire générale et des étapes pour y parvenir. Le piège est de commencer une histoire sans savoir où elle va, et de décider qu’il y a plusieurs tomes parce qu’en fait on n’en imagine pas la fin et que l’on souhaite repousser cet instant…
Il faut aussi être capable de s’engager dans la durée…

Imagineria : Concernant les auteurs, le site explique bien que vous souhaitez vous tourner plutôt vers les jeunes écrivains. Cela veut-il dire que vous avez fixé un âge limite ? Quel est-il ?
Isabelle Marin : L’âge et la qualité (qui selon moi ne sont pas antinomiques) sont en effet nos points prioritaires, mais aucun « âge limite » n’a été fixé de manière absolue, car si cette focalisation témoigne qu’aucun a priori ne sera porté sur les textes soumis en raison de l’âge ou du « manque d’expérience » de leur auteur, c’est l’intérêt pour le texte qui prévaut, de même que la capacité à s’engager dans un processus éditorial.

Imagineria : Votre site, qui précise clairement les modalités d'envoi de votre manuscrit, prévient qu'il faut attendre un à six mois avant d'avoir une réponse. Sachant que les manuscrits ont tendance à arriver en masse et à s'empiler, tenez-vous toujours ce délai aujourd'hui ?
Isabelle Marin : Nous dépassons effectivement ce délai depuis quelque temps. D’une part, la structure est encore en train de se mettre en place (notamment la partie commercialisation). Et d’autre part, nous souhaitons accorder aux textes qui nous sont soumis le temps nécessaire à une « lecture contradictoire » par différents lecteurs qui donnent leur avis, le travail éditorial nécessaire doit lui aussi être évalué. Ces avis aident l’éditeur à prendre une première décision sur la faisabilité ou l’opportunité du projet ainsi qu’à nourrir une fiche mettant en avant les points forts et les points faibles du texte, destinée à renseigner l’auteur, qu’une décision de publication soit envisagée ou non. L’ensemble de ce processus s’ajoute au travail éditorial actuel sur des textes déjà sélectionnés et au lancement de la première publication que nous défendons ardemment de même que notre audacieux projet de publication de jeunes auteurs.

Imagineria : Garantissez-vous de toujours répondre aux auteurs qui envoient des manuscrits, même si la réponse est négative ? Prenez-vous le temps d'argumenter les refus pour que l'auteur puisse s'améliorer ?
Isabelle Marin : L’une des principales raisons de l’augmentation des délais de réponse, en plus du temps nécessaire à des lectures attentives et contradictoires, tient justement à cette exigence d’une attitude constructive permettant à l’auteur, qu’une publication soit ou non envisagée, de « s’améliorer » dans son travail s’il le souhaite, ou au moins de comprendre notre décision. J’insiste à dessein sur plusieurs éléments : notre réponse et notre « critique » sont tout à fait subjectifs, notre choix nous appartient, et malgré la légitime déception que l’on peut ressentir de voir son manuscrit refusé, il est toujours précieux de se saisir du regard d’autrui, des éléments mis à sa portée pour « en faire quelque chose » de personnel.

Imagineria : Comment est formé le comité de lecture ? Combien de personnes sont chargées de lire les manuscrits ? A-t-il des spécificités ?
Isabelle Marin : Le comité de lecture des Netscripteurs est fluctuant, variable. Il est composé de « grands lecteurs » (lisant beaucoup et rapidement) d’âges différents et dotés d’une « culture littéraire » dans des genres complémentaires. Si je lis personnellement tous les manuscrits et prends la décision de publication, je ne m’érige pas en « experte », j’apprécie les conseils et les avis. Il est rare d’être en accord total et cela permet de relever des aspects qui ne nous avaient pas « frappés » à la première lecture.
C’est une grande responsabilité de confier un manuscrit afin d’en demander une critique à la fois sévère (précieuse pour le travail éditorial qui peut suivre) et bienveillante, car il n’est pas question de « casser » les auteurs qui ont le courage de prendre le risque (personnel) de proposer leur manuscrit, de nous faire confiance pour nous confier « cette part d’eux-mêmes ».

Imagineria : Recherchez-vous des candidatures pour entrer dans le comité de lecture ?
Isabelle Marin : L’une des difficultés est la confidentialité dans laquelle doit rester le texte proposé, elle doit permettre à l’auteur d’y retravailler sereinement s’il n’est pas retenu, et s’il est retenu, de ne divulguer le texte que sous forme de livre, dans sa version finale améliorée, peaufinée. Par ailleurs, une certaine rapidité de lecture et d’analyse du texte est requise afin de faire circuler le texte rapidement et de manière efficace.
J’ai donc tendance à m’entourer pour l’instant de personnes « de confiance », mais des liens se tissent et me permettront sans doute de diversifier encore et d’élargir ce comité de lecture.

Imagineria : Quel est votre objectif en terme de nombre de livres édités par an ? Combien de temps vous donnez-vous pour y arriver ?
Isabelle Marin : Notre objectif est de publier peu (1 à 5 livres par an), mais en se donnant le temps de bien travailler chaque livre avec l’auteur et de le défendre ensuite. Je trouve que beaucoup de livres sont publiés pour d’obscures raisons et viennent encombrer les librairies, alors que d’autres, relevant davantage d’une activité de création, ne le sont pas, qui le mériteraient pourtant. Compte tenu du nombre énorme de livres publiés chaque année en France, je ne souhaite pas participer à cette course frénétique mais accorder l’importance au côté humain et artistique en espérant que le public (et les libraires) seront sensibles à cette démarche et, à leur tour, nous donneront notre chance au niveau commercial.
Lorsque j’ai créé la société en juin 2006, je m’étais donné un an pour la mise en place de l’activité de prestation de service nécessaire au financement des premiers projets, pour terminer mon enquête sur les pratiques de lecture et d’écriture des jeunes, et pour ma professionnalisation dans le secteur de l’édition, ce qui a été fait. Je comptais ensuite consacrer une autre année à l’installation de l’activité d’édition proprement dite avec la sélection des premiers manuscrits, le travail sur deux premiers textes (dont celui de SoFee, rencontrée à l’occasion de l’enquête) et la mise en place progressive de toutes les fonctions d’une maison d’édition (et c’est vaste, surtout lorsque la grande majorité des tâches sont réalisées en interne par une seule personne). On peut dire que cette mise en place a abouti avec la publication de Prophets : bien sûr, bien des choses restent à améliorer, mais la machine est lancée et le travail accompli permettra une plus grande efficacité et rapidité pour la suite.

Imagineria : Comptez-vous lancer des appels à textes pour des nouvelles, afin d'éditer des anthologies, des fanzines ou des webzines dans le futur, comme le font plusieurs petites maisons d'édition ?
Isabelle Marin : Je ne compte pas me lancer dans des fanzines ou webzines. Je pense que cette activité est différente de la mienne – la publication de livres –, qui me prend déjà tout mon temps, et pour laquelle je recherche plutôt des textes longs, rarement publiés par les webzines ou fanzines car ces derniers préfèrent généralement le format des nouvelles. Je préfère la complémentarité, voire la collaboration (plutôt que la concurrence), avec les quelques autres maisons d’édition ou sites Internet qui s’intéressent aux jeunes auteurs et essaient eux aussi de valoriser ce travail.
Des nouvelles pourront cependant être publiées, notamment pour du fantastique (cela est d’ailleurs prévu prochainement), mais ce format restera un peu exceptionnel chez les Netscripteurs.

Imagineria : Quel est le nombre de signes minimal que vous exigez pour un roman ?
Isabelle Marin : Je ne souhaite pas publier des textes stéréotypés et ne fais pas de « fixette » sur le nombre de signes ou de pages (la maquette du livre s’adapte à l’histoire et non l’inverse). Ce que l’on nomme roman est toutefois plus long qu’une simple « dissertation », mais une nouvelle, brève mais brillante, peut s’intégrer avec succès dans un ouvrage collectif.

Imagineria : Imaginons à présent que vous avez choisi le manuscrit d'un auteur talentueux et que vous en fassiez un livre, avez-vous les moyens de le vendre ? Quels sont les moyens que vous mettez en place pour assurer la promotion d'un livre ? Etes-vous référencés ? Participez-vous aux salons du livre, organisez-vous des séances de dédicaces, par exemple ?
Isabelle Marin : Je pense que, malgré sa jeunesse, notre maison d’édition défendra bien mieux que d’autres les ouvrages de ses auteurs car un effort particulier, soutenu par les motivations de son projet éditorial, est consacré à la promotion des ouvrages (prix attractif, cadeaux…) et à la communication (notamment avec le public – site Internet, blogs –, mais aussi avec les libraires – contact direct, affiches, argumentaire de vente).
Nous sommes référencés sur le réseau Dilicom qui accroît notre visibilité et facilite les commandes des libraires.
Notre réseau commercial se met progressivement en place (il faut convaincre les libraires un à un…) et il n’est pas très étendu pour l’instant, c’est pourquoi la commande directe est possible via notre site Internet (www.netscripteurs.com), ou sur Amazon.com (malgré quelques problèmes techniques d’actualisation des informations sur ce site, bientôt résolus j’espère, le livre apparaît bien comme disponible auprès du vendeur Cyber-scribe qui transmet directement la commande à l’éditeur).
Nous envisageons bien sûr de faire participer nos auteurs à des salons du livre et autres manifestations, mais sans trop s’éparpiller, de même qu’en ce qui concerne la communication média où les médias alternatifs et plus proches du public (comme l’Internet) seront privilégiés.
Les informations sur nos points de vente et notre participation à des évènements seront régulièrement mises à jour sur nos blogs (http://netscripteur.skyrock.com et  http://le-salon-d-isa.over-blog.com).

Imagineria : Aujourd'hui, vous avez édité un seul livre : Prophets, Les Enfants de la Cité maudite, de SoFee L. Grey. Je l'ai cherché rapidement sur internet, et je ne l'ai trouvé nulle part, si ce n'est sur votre site. Ca peut être inquiétant pour des auteurs désireux de voir leur ouvrage se vendre. Pouvez-vous les rassurer ?
Isabelle Marin : Hé ! hé ! je pense que depuis cette question, la situation a évolué… Mais cela dit, cette faible visibilité est un peu normale, puisqu’il s’agit de notre première publication et que nous sommes une petite structure qui se met en place progressivement.
D'autre part, ce premier livre est en format poche. Ça peut sembler étonnant pour une première édition. Pourquoi ce choix ?
C’est un choix réfléchi et destiné à faciliter l’acquisition des ouvrages par le public visé, c’est-à-dire des jeunes qui n’ont pas forcément un gros budget à consacrer à leur passion. Sachant qu’une nouvelle parution coûte habituellement autour de 20 euros et qu’en cas de série, ce chiffre est à multiplier par le nombre de tomes… Par ailleurs, la lecture chez les jeunes subit fortement la concurrence des « lectures imposées » par les études, les divers profs, qui amputent le budget (et le temps) consacrés à la lecture-plaisir. Ainsi, il est plus facile de tenter l’expérience d’un auteur inconnu si le montant de l’achat de son livre reste modeste et n’ampute pas l’acquisition d’autres livres plus « attendus ».
Pour compenser cette réduction du format qui permet des coûts d’impression (et donc un prix de vente) plus bas, la mise en page est particulièrement soignée afin d’offrir le même confort de lecture qu’un ouvrage publié dans un format plus grand, et le travail sur l’illustration de couverture, loin d’être délaissé, est valorisé par des « goodies » (affiches, marque-pages et autres déclinaisons…). Bref, on espère ainsi attirer plus de lecteurs sur ces lectures parallèles, sans pour autant négliger la qualité et le plaisir lié à l’objet-livre.

Imagineria : Pour finir, j'ai lu sur votre site que vous aviez un projet de cahier électronique de poésie. Pouvez-vous détailler un peu plus ce projet ? Comment y participer ?
Isabelle Marin : Ce projet découle d’une double frustration : celle de ne pouvoir publier de la poésie (pour plusieurs raisons dont celle de débouchés commerciaux vraiment trop aléatoires), alors qu’il s’agit d’une forme d’expression privilégiée de la jeunesse, et d’une volonté initiale de faire de l’édition électronique (en fait prématurée à l’heure actuelle malgré son intérêt en termes de démocratisation de l’écriture et de moindre coût). Dès les débuts, les Netscripteurs ont reçu beaucoup de manuscrits de poésie, très souvent d’auteurs proposant également un (ou des) roman, et il nous a semblé dommage de les laisser dans l’ombre. Cependant, la difficulté réside en un assemblage harmonieux et cohérent des différents écrits et nécessite donc beaucoup de « matière » pour pouvoir faire des choix, vos lecteurs peuvent donc nous proposer leurs textes en ce domaine afin que ce projet se puisse voir le jour… sachant qu’il n’engendrera pas de droits d’auteur mais une simple « exposition » (qui peut cependant être valorisée dans le « CV » de l’auteur).

Imagineria : Merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.

lundi, décembre 29 2008

Interview d'Aurélia Rojon, Gérante et Directrice Editoriale des Editions Mille Saisons

Pour cette première interview d'éditeurs, nous avons eu la chance de pouvoir dialoguer avec Aurélia Rojon, des Éditions Mille Saisons. Spécialisée dans les romans fantastique et fantasy, cette jeune maison d'édition offre des perspectives intéressantes pour les auteurs francophone encore inconnus.

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Imagineria : Pour commencer, je souhaitais vous poser une question de pure curiosité. Qu'est ce qui vous a pris de vous lancer dans ce métier particulièrement difficile et concurrentiel ?
Aurélia Rojon : En 2e année d'école de commerce, on avait un projet à faire; On s'est dit qu'on pourrait essayer une maison d'édition pour de faux. Mais lorsque l'on a reçu le tapuscrit du Temps de l'Accomplissement on a tout de suite flashé et on a décidé de le publier pour de vrai. Ensuite on a vu que ça se passait bien, que les lecteurs aimaient et lorsque le roman a reçu le prix Merlin 2006, on était totalement convaincu qu'on voulait continuer.

Imagineria : Pour le moment, vous avez publié quatre romans. Pour nous rendre compte de concurrence à laquelle les auteurs de manuscrits doivent faire face, pouvez-vous nous dire combien de manuscrits vous recevez par mois, en gros ?
Aurélia Rojon : On doit en recevoir une vingtaine par mois.

Imagineria : Beaucoup de jeunes auteurs écrivant de la fantasy ou du fantastique rêvent d'être édités par Mille Saisons. Que recherchez-vous ? Comment faire la différence au milieu de dizaines de manuscrits ?
Aurélia Rojon : On attend que les romans soient creusés : que nous n'ayons pas l'impression que l'intrigue ait déjà été lue dix fois. On fonctionne au coup de cœur. C'est difficile de traduire cela. On recherche le petit plus qui remportera notre adhésion : pour le Sablier de Mû c'est le style, pour les Perles d'Allaya le rebondissement vraiment étonnant et les combats qui sont excellents et pour la Fortune de L'Orbiviate c'est l'univers tellement riche et fouillé.
Mais pour tous l'intrigue était originale, le style maîtrisé et les personnages fouillés.

Imagineria : Et que faut-il absolument éviter ?
Aurélia Rojon : Croire qu'un éditeur est une bonne copine qui laissera passer les fautes d'orthographe ou d'envoyer son manuscrit sans y croire; En général dans ce cas là le roman est bourré de fautes. On a eu aussi des romans remplis de private joke...

Imagineria : Sur les forums d'écriture, beaucoup de gens conseillent aux jeunes auteurs de commencer à écrire des nouvelles, pour se faire connaître et avoir plus de chance de faire publier son roman. Un auteur de nouvelles reconnu a-t-il plus de chances d'attirer votre attention lorsqu'il vous présente son manuscrit ?

Aurélia Rojon : Aucune. Sauf s'il a publié chez nous évidemment. Il va de soi que si on a déjà travaillé avec l'auteur dans le cadre d'une nouvelle, lorsque l'on verra son nom, on regardera plus vite. Ça ne veut absolument pas dire qu'on sera moins exigeant mais on sera plus attentif et plus rapide. Par contre s'il a déjà publié des nouvelles chez un confrère, il y a peu de chance qu'on le remarque (à moins bien sûr d'avoir lu la nouvelle et d'avoir été particulièrement marqué par cette dernière).

Imagineria : Avant d'envoyer un manuscrit chez un éditeur, quel qu'il soit, conseillez-vous de prendre des mesures pour éviter le plagiat ou cela n'est-il pas nécessaire ?
Aurélia Rojon : Cela me paraît inutile; Si le roman est bon, je ne vois pas pourquoi un éditeur demanderait à quelqu'un de réécrire un roman déjà écrit. Après il y a toujours l'infime possibilité que le premier lecteur flash et le passe en son nom mais ça me semble complètement fantaisiste. Après si envoyer une enveloppe scellée à son domicile tranquillise, ça ne coute pas grand chose.

Imagineria : Y-a-il une période de l'année plus propice pour envoyer son manuscrit, ou des périodes à éviter ?
Aurélia Rojon : On en reçoit beaucoup pendant les fêtes ou les vacances, ce qui est loin d'être la meilleure période pour nous puisque notre comité de lecture prend aussi des vacances...

Imagineria :Acceptez-vous les romans en plusieurs tomes ? Si oui, faut-ils qu'ils soient déjà tous écrits avant de vous envoyer les manuscrits ?
Aurélia Rojon : On accepte en effet les romans en trois tomes mais on demande à ce que le 2e tome soit écrit et que le scénario du 3e soit bouclé.

Imagineria : Est ce qu'il y a un âge minimal en dessous duquel vous refusez de travailler avec un auteur ? Un jeune auteur de 16 ans, par exemple, peut-il avoir sa chance ?
Aurélia Rojon : Le cas ne s'est encore jamais présenté. On ne sélectionne pas sur l'âge mais en général les écrits des auteurs de 16 ans ne sont pas encore aboutis.
Notre plus jeune auteur a 20 ans, il s'agit de Samantha Bailly auteur d'Au-delà de l'Oraison à paraitre début 2009.

Imagineria : Votre guide de soumission est particulièrement clair, cependant je souhaitais entrer dans le détail pour ce qui concerne le synopsis. Pourriez-vous nous dire ce que vous attendez exactement de ce document ? Faut-il qu'il soit aussi synthétique que possible ou très détaillé ?
Aurélia Rojon : La seule chose que je puis dire c'est qu'il doit donner envie au lecteur de commencer le roman. Il faut qu'il soit synthétique tout en résumant le roman entièrement. Lorsque le roman comporte plusieurs tomes on attend que le synopsis résume également les tomes à venir (environ 1 page par tome)

Imagineria : Un synopsis inintéressant peut-il causer l'élimination automatique d'un roman sans même que le manuscrit ne soit lu ?
Aurélia Rojon : Non mais le lecteur partira avec un avis défavorable...

Imagineria : Sur votre site, vous vous engagez à répondre au bout de cinq mois aux auteurs qui vous envoient leurs manuscrits. Ce délai est-il toujours d'actualité, maintenant que Mille Saisons est une maison d'édition reconnue et que des tonnes de manuscrits doivent s'entasser sur vos bureaux ?
Aurélia Rojon : Des tonnes... Peut être pas. Pour le délai de 5 mois on fait au mieux mais c'est vrai que certains attendent plus longtemps. Je dirais que le délai est plus de 6 mois actuellement.

Imagineria : Garantissez-vous de toujours répondre aux auteurs qui envoient des manuscrits, même si la réponse est négative ? Prenez-vous le temps d'argumenter les refus pour que l'auteur puisse s'améliorer ?
Aurélia Rojon : On répond toujours. Par contre il y a encore un an on renvoyait des refus très argumentés désormais on se contente de souligner quelques points (2 ou 3) qui nous paraissent les plus à travailler.

Imagineria : A défaut de recevoir une réponse, faut-il vous relancer ou non ?
Aurélia Rojon : Si au bout de 6 mois, l'auteur n'a aucune réponse, il est préférable de nous relancer. En effet les bugs informatiques existent...

Imagineria : Sur votre site, on peut lire que six personnes font parti de votre comité de lecture. Comment les avez-vous choisies ?
Aurélia Rojon : Déjà elles étaient volontaires. Il faut savoir que c'est assez pénible d'être lecteur (encore plus lecteur bénévole). On leur demande d'avoir lu des romans de Mille Saisons et de nous faire une fiche sur eux avec les points positifs et négatifs. Si on partage la même vision, on accepte le lecteur à l'essai.
On demande à nos lecteurs de lire environ 5 romans par mois (sachant qu'en général ils n'en lisent que 10%). Si ce rythme est respecté et que les fiches sont compréhensibles et détaillées, on continue à travailler avec eux.

Imagineria : Acceptez-vous des candidatures extérieures pour y entrer ?
Aurélia Rojon : Oui tout lecteur amateur de fantasy/fantastique peut y entrer.

Imagineria : Pour ceux qui doutent de votre capacité à faire la promotion des romans que vous avez décidé de publier, pouvez-vous nous détailler les moyens que vous avez à votre disposition pour assurer une large diffusion ?
Aurélia Rojon : Vaste question. On donne beaucoup de service de presse que ce soit aux magazines ou aux libraires, on fait des salons, on visite les librairies ; on est référencé à la fnac, sur amazon. On est diffusé en Belgique. On fait des concours afin d'étendre la renommée de Mille Saisons.

Imagineria : A moyen terme, vous êtes-vous fixé un objectif de nombre de romans publiés ? Quel est-il ?
Aurélia Rojon : L'année prochaine on publiera 6 livres dont 5 romans. On va déjà continuer sur cette lancée et voir comment ça se passe. Disons qu'à moyen terme on publiera un roman par mois.

Imagineria : Allez-vous continuer à promouvoir des auteurs français inconnus ou comptez-vous, à l'avenir, traduire de plus en plus de romans anglo-saxons comme le font les éditions Bragelonne ?
Aurélia Rojon : Des traductions anglo-saxonnes ne sont pas à l'ordre du jour.

Imagineria :Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à toutes ces questions.
Aurélia Rojon : De rien. j'espère avoir répondu de façon compréhensible. :wink:

vendredi, décembre 12 2008

Ecrire un synopsis de roman

Si vous êtes en train de rechercher des maisons d'édition à qui envoyer votre cher manuscrit, vous vous rendrez rapidement compte que la plupart d'entre elles vont vous demander de l'accompagner de son fidèle écuyer : le synopsis.

Qu'est ce qu'un synopsis ?
Derrière ce nom compliqué qui nous vient du grec ancien et qui est très utilisé pour les scénarios de films se cache en fait une demande simple : faire un résumé de votre roman. Le synopsis doit reprendre l'ensemble du déroulement de votre roman, de façon synthétique, et du début à la fin. Le synopsis n'est pas une quatrième de couverture, ce n'est pas une accroche qui doit attirer le lecteur sans lui en dévoiler trop. Ceux qui vont vous lire ne vont pas le faire pour le plaisir, ils cherchent à savoir si le contenu de votre roman est assez bon pour être vendu. Il n'est donc pas nécessaire de leur ménager le suspens.

A quoi sert un synopsis ?
A jeter votre manuscrit sans le lire si votre histoire ne tient pas la route. Pour être plus précis et moins catégorique : il permet à l'éditeur de juger du fond de votre roman, sans se taper les 400 pages. Ça lui permet de repérer tout de suite les clichés, les histoires sans intérêt où il ne se passe rien, les fins ratées... L'éditeur consciencieux va quand même lire les premières pages de votre œuvre si le synopsis ne lui plaît pas, pour s'assurer qu'il ne va pas passer à coté d'une perle à cause de votre incapacité à faire un synopsis intéressant. Mais en général, le synopsis donne tout de même une sérieuse idée de ce qui va pouvoir être fait avec votre œuvre.

Comment rédiger un synopsis ?
Le synopsis doit être court, une page ou deux au maximum. Il faut que le lecteur puisse avoir une idée claire du contenu de votre livre en quelques minutes. N'y mettez pas d'explications alambiquées sur le monde que vous avez créé, ne perdez pas de temps à faire un bestiaire détaillé, expliquez simplement le déroulement de l'histoire, dans l'ordre chronologique. N'y mettez pas de dialogues. Et surtout, ne vous lancez pas dans un style ampoulé en espérant impressionner le lecteur avec votre talent d'écrivain. Soyez concis et précis. Le plus simple est sans doute de faire un résumé chapitre par chapitre. En décrivant en quelques lignes ce qu'il se passe dans chaque chapitre, vous aurez un synoptique simple et clair, facilement compréhensible. Par contre, en fonction de la taille de votre roman, ou de l'imbrication des chapitres, vous risquez de vous retrouvez avec un synopsis trop long. Dans ce cas, je vous conseille plutôt de partir sur un résumé global. Évidemment, faire court ne veut pas dire écrire en langage SMS. Il s'agit de faire des phrases bien écrites, sans fautes. Si le synopsis est un torchon, ça ne donnera pas envie de se plonger dans le manuscrit.

Quel est le format standard pour écrire un synopsis ?
Alors là, je vais être obligé de dire que je n'ai pas une réponse toute faite à proposer. En fonction des maisons d'édition, les attentes ne vont pas être les mêmes. Le meilleur conseil que je peux vous donner est de contacter les maisons d'édition visées pour savoir ce qu'elles recherchent vraiment. Certaines vont vouloir un résumer ultra-court d'une demi-pages, d'autres vont vouloir un découpage précis, chapitre par chapitre, quitte à ce que cela fasse plusieurs pages.

Pour aller plus loin, je vous conseille d'aller lire la FAQ du Synopsis, écrite par Cécile Duquenne.

jeudi, septembre 25 2008

Miracle, je vais être publié.... Par moi-même

Se publier soi-même, ça s'appelle aussi de l'auto-édition. Le principe en est très simple. Vous corrigez votre manuscrit vous même, vous faites la mise en page, puis vous en lancez l'impression. Ensuite, vous en faites vous même la publicité et vous essayez de vendre un maximum de livres. Dit comme ça, vous devez déjà vous imaginer devant une imprimerie, avec votre manuscrit sous le bras, sans trop savoir comment faire. Pourtant c'est possible et vous trouverez ci dessous un site bien détaillés qui peut vous y aider.
http://www.schemectif.net/Auto-edition/Guide.html
http://www.auto-edition.info/

Pour ma part, je vais détailler un moyen qui me semble bien plus simple et qui a le vent en poupe en ce moment : l'auto-édition sur internet. En effet, plusieurs sites vous proposent de transformer votre manuscrit en un beau livre et de le mettre en vente sur la toile. Une fois corrigé et mis en page, vous leur envoyez votre roman et ils le fabriquent à l'unité, après avoir reçu la commande d'un client. Le prix final du livre peut être séparé en deux parties. La première, c'est son coût, qui est calculé par le site internet. Il comprends la coût de fabrication brut plus la marge de l'éditeur en ligne. La seconde c'est le bénéfice que vous voulez en tirer, que vous pouvez fixer librement et qui vous sera reversé à chaque vente. On pourrait penser que l'éditeur a tout intérêt à vendre un maximum d'exemplaire pour chacun roman, mais leur modèle économique est basé sur un principe différent des maisons d'édition classiques. Plutôt que d'essayer de vendre peu de romans différents en grosse quantité, ils choisissent de vendre une multitudes de livres différents, en petites quantités.

Je m'explique. en partant du principe que chaque auteur va s'acheter au moins un exemplaire de son roman pour lui et réussir à faire acheter à quelques personnes dans son entourage, on peut par exemple miser sur au moins 10 livres vendus pour chaque nouveau roman mis en ligne. Si on met en ligne 1000 romans différents, on se retrouve avec 10 000 exemplaire vendus. Peu importe donc la qualité de ce qu'on met en ligne, l'intérêt c'est d'en brasser le plus possible.

L'intérêt principal pour vous, c'est que n'avez rien à payer d'avance. Au pire, vous n'en vendrez aucun et ça ne vous aura rien couté. Et à chaque livre vendu, vous toucherez vos royalties. L'inconvénient, parce qu'il y en a un, c'est que n'en vendrez sans doute qu'à votre chère grand mère ou, si vous faites beaucoup de pub, à quelques cousins éloignés. Vous en viendrez à polluer tout les forums pour faire de la pub pour votre bouquin, et comme vous ne serez qu'un gars parmi une multitude d'autres, vos chances de succès seront vraiment minimes. Et comme pour l'édition à compte d'auteur, les lecteurs potentiels considèreront la plupart du temps que n'avez pas trouvé d'éditeur classique parce que votre roman est mauvais. Un obstacle qui peut souvent se révéler infranchissable.

Pour conclure, il y a peu de chances que ce type d'édition vous apporte un jour la reconnaissance du public, voir un peu d'argent. Mais pour ceux qui veulent absolument voir leur manuscrit s'incarner dans un vrai livre, c'est assurément une solution simple, pratique et économique.

Vous trouverez ci dessous deux sites proposant l'auto-édition sur internet, qui devraient répondre à vos besoins si vous décidez de vous laner dans l'aventure :
lulu.com
thebookedition.com

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