Et voilà un sujet qui revient fréquemment dans les nombreuses interrogations des jeunes auteurs. Comment peut-on bien faire pour respecter cette fichue concordance des temps ? Comment puis-je faire pour éviter qu'à chaque fois qu'un de mes bêta lecteur me corrige mon texte il me ressorte : "Tu t'es planté dans la concordance des temps, ton texte ne tient pas debout."
Alors que ça peut avoir l'air compliqué, il suffit simplement d'en connaître les règles et les appliquer avec rigueur pour que cette phrase honnie ne devienne qu'un mauvais souvenir, rangé au fond fin de votre mémoire d'auteur.

Commençons par la définition : La concordance des temps est la correspondance, nécessaire d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la proposition subordonnée.

Pour simplifier, il s'agit de comprendre si l'action décrite dans la proposition subordonnée arrive avant, pendant ou après l'action décrite dans la proposition principale. Prenons un exemple :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrait comme un porc au bout de la table.
La proposition principale (Sidonie qui regarde son chevalier chéri) se passe en même temps que la proposition subordonnée (Sanpeur qui se bâfre). On va donc mettre le même temps. Ici, c'est du passé, on a choisi l'imparfait.
Maintenant imaginons que le banquet vient de se terminer, Sanpeur est plein à craquer, on écrirait donc :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était bâfré comme un porc au bout de la table.
Ici, l'action de la subordonnée s'est passée avant l'action principale. L'action principale étant au passé, on utilise le plus que parfait pour bien expliquer que le chevalier a dévoré tout ce qui passait à portée avant que Sidonie ne se mette à le regarder.
Dernier exemple, si on est au début du banquet :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observait furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrerait comme un porc au bout de la table.
Dans ce cas là, on utilise le conditionnel pour bien expliquer que le repas se déroulera après.

Reprenons les mêmes exemples, mais en mettant l'action principale au présent, cette fois, et voyons ce que cela donne :
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfre comme un porc au bout de la table.
=> Les deux actions se passent en même temps, on utilise le même temps (simultanéité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui s'était baffré comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé avant l'action principale, on utilise le plus que parfait (antériorité)
Au grand banquet du Roi, la princesse Sidonie observe furtivement le chevalier Sanpeur qui se bâfrera comme un porc au bout de la table.
=> La subordonnée s'est passé après l'action principale, on utilise le futur (postériorité)

Dans ces exemples, les verbes des subordonnées sont à l'indicatif. Si vous utilisez le subjonctif, les règles suivent exactement le même principe.
Pour que vous puissiez vous y retrouver facilement, vous trouverez ici un tableau qui résume chaque temps à utiliser en fonction des cas : Tableau de concordance des temps.